Le nouveau mâtin belge

Taille: entre 67 et 80 cm

Groupe: 2e, chiens de type pinscher, schnauzer et molossoïdes.

Poids: entre 45 et 60 kg

Premier sujet: Bacon, né en 2002

n La renaissance du chien de trait belgeÀ la fin du XIXe siècle, le chien de trait belge était une force de travail très répandue dans les fermes. Le mâtin belge était surtout engagé pour tirer des charrettes. Son standard fut écrit en 1910. Il connut un succès retentissant jusqu'à la Première Guerre mondiale: de par sa polyvalence, ses allures légères et sa puissance de traction, il était élu pour servir dans l'armée et tirer les charrettes mitrailleuses. Malheureusement, peu d'entre eux sont rentrés du front. Après la guerre 14-18, on a entrepris la reconstruction de la race, mais en vain. Avec la mécanisation, le mâtin belge était devenu superflu comme force de traction. Il était voué à disparaître. Aujourd'hui, grâce aux efforts de M. Alfons Bertels, nous pouvons à nouveau voir ces chiens. À l'aide d'anciennes photos, de vieux textes et du standard, ce passionné a réussi à trouver des chiens qui pouvaient représenter la race. Et grâce à de judicieux croisements, il est parvenu au bout de dix ans à faire revivre le mâtin belge, ce grand chien au caractère très doux. Le premier né en 2002 s'appelle Bacon . On peut dire que le nouveau mâtin belge est composé pour les deux tiers de races belges. Pour de plus amples informations: Alfons Bertels à Duffel au 015/32.35.65.n Un grand chien qui impressionneLa structure du mâtin belge est en rapport avec le dur travail pour lequel il était employé: c'est un chien puissant, construit en athlète, avec des muscles impressionnants; le pelage court est assez dur, telle une protection contre le frottement sur la charrette. Tout comme la plupart des molosses, il a le front large et un crâne bien développé. Les oreilles sont assez grandes. La ligne dorsale remontante est remarquable. Pour avancer plus vite quand il est attelé, sa croupe est nettement plus élevée que sa ligne dorsale.n Un amour de molosseLe mâtin belge a beau être grand et puissant, c'est un vrai amour au point de vue du caractère: il est dit fougueux sans être empressé, il a l'air sévère mais n'est aucunement méchant. C'est pourtant un excellent chien de garde: toujours calme, il ne s'excitera que lorsque quelque chose tourne mal. Alfons Bertels fait de son mieux pour rendre cette race toute jeune aussi homogène que possible: certes, le chemin à parcourir est encore long. Mais des plus prometteurs.

© La Dernière Heure 2006