Van Oirbeek a tiré un trait sur ses années noires. Il était considéré comme un truand plutôt gentleman

BRUXELLES Robert Van Oirbeek a longtemps été étiqueté par nos services de police comme ennemi public n°1. Aujourd'hui, l'homme doit être âgé de près de cinquante ans et a totalement rompu avec son passé de truand.

Robert Van Oirbeek a commis de nombreux hold-up dans des banques et des bureaux de poste. Des actes pour lesquels il a été condamné et a purgé de nombreuses années de prison entrecoupées par plusieurs évasions.

Le petit Robert, comme il était surnommé, était aussi qualifié de roi de la cavale et ce n'était pas pour rien. L'homme s'était, à la fin des années 80, échappé de la prison de Lantin qui était à l'époque l'une des plus modernes du pays et réputée pour être un véritable Alcatraz à la belge.

Peut-être pour les autres mais pas pour le petit Robert.

Robert Van Oirbeek a été libéré sous conditions en 1996 et il a retrouvé du travail. Autrement dit, le petit Robert est rangé et bien rangé. Cela ne l'a toutefois pas empêché de refaire parler de lui en 2000.

L'homme a comparu devant la justice liégeoise afin de tenter de récupérer une somme d'argent qui avait été saisie par la justice dans un des dossiers dans lequel il était impliqué.

La justice l'a finalement débouté et le petit Robert a repris son existence paisible quelque part. Les policiers qui l'ont traqué retiendront de lui que c'était un truand bien sûr mais aussi un gentleman.

© La Dernière Heure 2005