Elèves et enseignants de l’athénée ont travaillé sur nos modes de consommation

SOCIÉTÉ PÉRUWELZ Travail décent, commerce équitable, éco-consommation : l’athénée royal de Péruwelz vit au rythme d’une semaine de réflexion sur les actes de consommation qui sont les nôtres.

À travers des expositions, des jeux mais aussi la vente de produits Oxfam durant les récréations, Isabelle Sarrazin, professeur de sciences économiques, et Christine Maes, enseignante en droit social et en économie financière, souhaitaient créer un électrochoc auprès de leurs élèves de 4e, 5e et 6e.

“Nous avons invité des représentants syndicaux afin de sensibiliser les jeunes à des éléments comme les contrats de travail précaires”, souligne Christine Maes. “ Nous avons également visionné des DVD sur le travail décent. La réflexion s’est aussi concentrée sur les prix. Qu’est-ce qui se cache derrière chaque prix ? Nous sommes partis des petits prix pour expliciter la vraie valeur de nos achats”, confie Isabelle Sarrazin.

“La problématique de la main-d’œuvre décente ne touche pas que les pays du Sud. Elle a des implications chez nous. Les exemples d’Arcelor-Mittal et des producteurs de lait sont édifiants. Et souvent, les travailleurs ne connaissent pas leurs droits. Or, s’ils arrivent un jour à se regrouper pour les faire-valoir, ils auront du poids.”

Les élèves ont été interpellés. “Rien qu’en effectuant un petit geste, ça peut aider les gens qui travaillent dans des conditions difficiles dans certains pays”, indiquent de concert Alyson et Marie-Lorena, élèves en cinquième. “En réalité, les jeux nous ont aidés à connaître tous les acteurs du commerce : actionnaires, producteurs, consommateurs. Nous avons désormais vu qui faisait pression sur qui.”

Marine, élève de 4e, s’est dit surprise par les salaires pratiqués dans d’autres contrées. “7 € par mois pour les ouvriers du textile en Inde, c’est choquant.”

Mais l’idée n’est pas non plus d’appeler à boycotter les grandes firmes qui utilisent la main-d’œuvre à bon marché.

“Ce serait pire encore puisque beaucoup de gens pourraient perdre leur emploi”, assure Mandy, 16 ans, elle aussi marquée par l’expérience. Oui, le travail décent reste un luxe !

Geoffrey Devaux

Les élèves ont été sensibilisées par ces différentes actions menées à l’athénée royal de Péruwelz.devaux