Il publie un livre sur son immersion dans la forêt ardennaise

LIVRES CHAMPLON Il en a besoin, de cette forêt ardennaise. Il a beau avoir bourlingué jusqu’au Rwanda et passé une bonne partie de sa vie en Afrique, Bernard De Wetter apprécie les séances d’affûts, les bivouacs, les rencontres et les observations au sud du pays. Il en fait aujourd’hui profiter le lecteur, dans son livre Confidences d’un coureur des bois. Carnet d’ambiances de la forêt ardennaise .

Carnet , c’est le bon mot. L’ou- vrage est présenté sous la forme d’un cahier de notes ou d’école. Au fil des 273 pages, il propose une trentaine de textes d’ambiances. Ceux-ci se succèdent au rythme des saisons. Il y a ajouté des illustrations (croquis et dessin), ce qui renforce encore le caractère vivant des récits.

“Je passe beaucoup de temps dans la forêt. J’encadre aussi des sorties avec des groupes”, précise-t-il. “J’éprouve une passion irrésistible envers les animaux sauvages et la nature : la belle, la grande, la vraie Nature…”

Bernard De Wetter ne livre pas qu’un témoignage. La critique se mêle au récit. Un plaidoyer, en faveur d’une autre manière d’approcher la gestion de la forêt en Wallonie. “Ce sont des prises de position personnelles et je ne veux pas en tirer des généralités”, explique-t-il. “J’espère susciter le débat.”

Il s’en prend notamment à la Région wallonne et à certaines pratiques. “Nous avons un modèle de gestion de la forêt rétrograde. Pour la chasse, la battue est à mes yeux une pratique violente et perturbatrice de toute la faune, pour satisfaire les besoins de quelques individus.”

Mais le livre, insistons bien, n’est pas qu’une succession de critiques. “Ces confidences constituent avant tout un hommage à l’Ardenne et à ses citoyens”, conclut son auteur.

N. Dz

en savoir plus Le livre est sorti aux éditions Safran. Prix : 27,50 €. Infos: www.safran.be.

L’ouvrage est présenté sous la forme d’un cahier de notes ou d’école.Druez