AVIGNON

La troupe de Thorembais-les-Béguines a participé au fameux festival

CULTURE Le Brabant wallon peut être fier : un mois durant, deux compagnies de la jeune province ont pris part au festival d’Avignon.

À commencer par les Baladins du Miroir qui ont donc délaissé Thorembais-les-Béguines pour installer leur chapiteau au milieu du Rhône, sur l’île de la Barthelasse, pour y présenter leur dernière création : Le Chant de la Source.

“Les raisons d’être descendu ici sont de différents ordres, résume Gaspar Leclère, le directeur de tournée. Il y a l’aspect commercial. Avignon est le plus grand marché de théâtre francophone au monde. Tous les jours, on y croise une foule de programmateurs. Ensuite, nous voulons continuer à aller vers le public qui ne nous connaît pas tout en fidélisant les autres… Enfin, il y a le mythe, le festival de Jean Vilar, le passage obligé quand on a quelque chose de neuf à montrer.”

Sur le plan de l’assistance, la troupe n’a pas eu à se plaindre. Reste que cette affluence ne venait pas de nulle part : le bouche à oreille a joué un rôle.

Sans oublier le travail de tractage des bonimenteurs dans les rues de la cité des papes ainsi que les parades quotidiennes menées par Geneviève Knoops, metteuse en scène du Chant de la Source, avec les autres comédiens-musiciens. Le public, ils allaient le chercher.

“Au niveau professionnel également, ça s’est bien passé, constate Nele Paxinou, l’emblématique directrice et fondatrice des Baladins. Nous avons fait de très belles rencontres, pris des contacts… bref, balisé pour l’avenir. Cela valait donc la peine de revenir à Avignon, où nous reviendrons mais dans deux ans.”

Il n’y a donc plus qu’à créer un nouveau spectacle… Et Nele Paxinou d’opiner : “Nous sommes là pour ça.” Et pour ceux qui voudraient (re) voir Le Chant de la Source, pas la peine d’attendre très longtemps : la troupe de Thorembais le rejouera à la citadelle de Namur du 5 au 15 août dans le cadre de l’exceptionnelle Mir Caravan.

Geoffroy Herens

C’est notamment en paradant dans les rues d’Avignon que les Baladins ont attiré du monde sous leur chapiteau.