La maison chestrolaise publie désormais une trentaine de livres chaque année

ÉDITION NEUFCHÂTEAU On ne le décide pas, on devient éditeur ! C’est un peu comme cela qu’a débuté l’aventure, selon son directeur, Olivier Weyrich, il y a dix ans à Neufchâteau. “ C’est un sacré challenge de faire tenir une maison d’édition pendant dix ans. On y parvient en s’entourant d’une bonne équipe et d’un grand réseau. Il faut le goût d’aimer les bouquins mais aussi de les fabriquer, de les distribuer. Tout a commencé à la suite du journal régional Info Flash, devenu l’Info de l’Ardenne centrale, dans lequel j’ai appris mon métier. J’y ai écrit mon premier article à l’âge de 16 ans. Il concernait le club des jeunes de Longlier. Puis, Cécile Bolly m’a fait confiance une première fois en me demandant d’éditer son ouvrage, L’Éthique en chemin. Son second livre a ensuite été édité, ce qui nous a amenés à gérer la distribution. On s’est alors lancés ”, explique Olivier Weyrich.

Près de deux cents livres édités plus tard, la maison d’édition a trouvé son rythme de croisière. Elle est devenue une valeur sûre de l’édition ardennaise mais aussi wallonne, comme tient à le souligner l’éditeur chestrolais. “Ici à Neufchâteau, nous avons une identité, une qualité de vie que l’on défend dans nos ouvrages. Les nouvelles technologies permettent de réduire les distances. Ce monde de l’édition permet de découvrir ma région mais aussi le monde. Ces dix dernières années m’ont apporté une somme d’amitiés inimaginables.”

Pour marquer ces dix ans de présence, les éditions Weyrich lancent une nouvelle collection. Plumes du coq publiera essentiellement des romans selon trois critères : l’ancrage wallon, le goût des histoires, et une exigence de qualité mais néanmoins destinées au grand public. “Cette nouvelle collection lancée avec Alain Bertrand et Christian Libens est une preuve de maturité. Nous disposons d’un outil de distribution qui le permet”, précise Olivier Weyrich.

Cette rentrée littéraire verra la parution de trois titres, deux inédits et une réédition que sont Les Étoiles de l’aube de Bernard Gheur, La Danse de Pluton de Frédéric Saenen, et La Malédiction de l’abbé Choiron par Armel Job.

Laurence Brasseur

De gauche à droite : Olivier Weyrich, Frédéric Saenen, Armel Job, Bernard Gheur et Alain Bertrand lors des festivités du 10e anniversaire. Brasseur