Le Mouvement des jeunes socialistes de Wallonie picarde renaît de ses cendres

WALLONIE PICARDE Tel le phénix qui renaît de ses cendres, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) de Wallonie picarde est en train de reprendre vie autour d'une vingtaine de jeunes qui veulent se mobiliser et militer au sein d'un parti sorti un peu groggy des dernières élections fédérales.

Un homme est à l'origine de ce renouveau : Daniel Senesael. Le président de la fédération socialiste de Wallonie picarde mise sur la jeunesse pour assurer l'avenir du PS. "Quand j'ai fait campagne pour la présidence de la fédération, l'un de mes sept objectifs était de faire participer les jeunes, qui ont trop souvent été oubliés par certains anciens", explique Daniel Senesael. "Au sein de la commission jeunesse nous avons beaucoup travaillé là-dessus. De plus, il est essentiel d'assurer la relève."

Eh oui, il est temps d'assurer l'avenir quand on constate que la majorité des élus en Wallonie picarde ont plus de 40 ans. Rappelons que le parti socialiste est un parti dont l'essentiel de la force réside sur ses militants. Si l'avenir n'est pas assuré, qu'adviendra-t-il de ce mouvement né en Belgique à la fin du XIXe siècle et devenu, au fil des années, l'une des familles politiques les plus importantes du royaume ?

Crise du militantisme ?

Légitimement, on peut se demander si les jeunes d'aujourd'hui s'intéressent autant à la politique que leurs aïeux et si le militantisme ne vit pas une crise profonde. Selon Geoffroy Huez de l'USC de Tournai, le militantisme n'est pas en crise. "Beaucoup plus de jeunes qu'on pourrait le croire ont des idées politiques mais ils n'osent pas franchir le pas car ils ne croient plus aux partis politiques. Le fait que de plus en plus de jeunes entrent dans des mouvements associatifs est bien la preuve qu'ils veulent encore se mobiliser mais il faut aller les chercher et ne pas attendre qu'ils viennent vers nous."

Raison pour laquelle, trois mois après le nouveau départ du MJS, ces jeunes, qui ont tous entre 20 et 30 ans, se rencontrent au moins une fois par semaine pour, d'une part, apprendre à se connaître et, d'autre part, mettre en place des actions concrètes sur le terrain.

"Notre but est de rassembler de plus en plus de jeunes", explique Bertrand Ducattillon, qui est actif au sein de l'USC leuzoise. Et comme les choses sont bien faites, le 1er mai, jour sacré chez les gens de gauche, approche. Ce sera l'occasion de se faire connaître aux jeunes qui ont la fibre militante mais qui n'ont pas encore osé faire le pas.

"Le 1er mai, les membres du MJS se déplaceront un peu partout en Wallonie picarde pour faire connaître notre mouvement", explique Sylvain Uystpruyst, conseiller communal à Frasnes et membre du bureau politique fédéral. "Nous avons bien d'autres projets, notamment celui d'organiser un concert autour d'un projet humanitaire ou une journée de sensibilisation sur le sida à Frasnes."

Parmi cette vingtaine de membres, certains sont déjà mandataires dans leur commune : Sylvain Uystpruyst à Frasnes, Benoît Breyne à Comines, Jérôme Salingue à Ath, Bruno Lefebvre à Chièvres ou encore Alicia Vandenabeele à Beloeil. Les autres ont senti en eux cette flamme militante qui les a poussés à s'investir encore plus, certains d'entre eux travaillant chaque jour avec une figure politique de marque.

Si certains d'entre vous désiraient rejoindre le MJS, il suffit de contacter Benoît Breyne (0479/22.21.70), Bertrand Ducattillon (0472/88.42.68), Sylvain Uystpruyst (0472/53.81.51) ou Jérome Salingue (0479/26.31.74).

Cédric Ketelair

Ces jeunes ont en tout cas décidé de redorer le blason du PS, qui a perdu de sa superbe depuis certaines affaires. (ketelair)