Le ministre-président Hervé Hasquin a visité l'entreprise de location de matériel

GRANDGLISE La sprl Six Derijcke a été créé par Etienne Six en 1958. Aujourd'hui, le site de Grandglise abrite en fait cinq sociétés gérées par les fils et petits-fils d'Etienne Six: Six Derijcke qui vend de l'équipement de l'armée, Six équipements qui vend de l'équipement de terrassement, SEMT qui vend des machines, IKS actif dans le domaine musical et Locasix qui loue du matériel. Cette dernière filiale représente 55% du chiffre d'affaire que l'on peut estimer à environ 5,5 millions d'euros.

«Nous employons une quarantaine de personnes, dont 25 ici et 15 autres à Thimister, près de Verviers.», explique Luc Six.

Le ministre Hervé Hasquin a surtout découvert les produits proposés par Locasix. «Nous louons des roulottes et des containers de chantiers, des compresseurs, des mini pelles. Bref, tout ce qui est nécessaire au secteur de la construction mais aussi à l'événementiel.»

Créer un zoning

Un secteur qui fonctionne bien malgré le marasme économique ambiant et l'apparition de plusieurs concurrents alors qu'au départ; Locasix était le premier à louer du matériel de ce type en Wallonie.

«Il ne faut pas oublier que le chômage atteint 28% dans la région. Bien sûr, dans le Borinage on arrive à des taux de 35% mais à Renaix, le chômage ne représente que 5%», constate l'entrepreneur qui appelle de tous ses voeux la création d'un zoning à Beloeil afin d'attirer les investisseurs et de créer de l'emploi. «Ayant deux dépôts, un à Grandglise et l'autre à Thimister, je note une différence fondamentale entre les deux sites. A Thimister, les zonings s'étendent rapidement, les entreprises se bousculent au portillon, les entreprises investissent et les gens travaillent (7 à 8% de chômage)», face à ce constat, notre interlocuteur profite de la visite ministérielle pour un appel du pied en faveur de la région. Par ailleurs, la société s'est engagée sur la voie de la certification ISO.

«Cela représente un coût certain mais c'est rentable à long terme. De plus en plus, la certification va être réclamée dans les cahiers des charges.» La firme doit aussi faire face à des frais très lourds mais ceux là sont uniquement dus au vandalisme. «A Bruxelles, le tagage des cabines de chantier atteint 100%, un peu moins à Charleroi et c'est plus gérable à la campagne. Parfois, les dégradations vont jusqu'à incendier le matériel. C'est très lourd à supporter!»

© La Dernière Heure 2003