Le Grand Palais accueille la première compétition mêlant athlètes valides et handicapés

Escrime

PARIS Il fut un temps, récent, où le vainqueur du Championnat du Monde s’en retournait avec une montre offerte par le sponsor principal de l’épreuve. Les Coupes du Monde, elles, proposaient des lessiveuses, télés ou grille-pains…

Dès ce week-end, à Paris, les tireurs montant sur un podium se partageront la bagatelle de 550.000 $ (396.500 €) la fédération internationale, désormais dirigée par l’oligarque russe Alisher Usmanov, pouvant se montrer généreuse.

Cela reste très modeste par rapport au tennis ou au golf. Surtout qu’il s’agit de partager ce pactole entre tous les tireurs (fleurettistes, épéistes, sabreurs, hommes et femmes, individuels et par équipe, valides et moins valides) montant sur un podium (quatre par podium puisqu’il y a chaque fois deux bronzés).

Histoire de marquer le coup et le coût (il s’agit d’une organisation pharaonique de 4,2 millions d’euros), les organisateurs n’ont pas fait dans le détail. C’est le Grand Palais, monument grandiose, qui abritera les tableaux de 64. Seul hic, de taille, c’est qu’il a beau être Grand, il est trop petit pour permettre d’y organiser les éliminatoires. Ceux-ci auront lieu au stade Georges Carpentier où transiteront quelque 900 athlètes, dont 200 moins valides, venant de 107 pays.

Les organisateurs annoncent que le déficit sera inéluctable même s’ils refusent de l’estimer. Un ancien escrimeur belge, habitué aux organisations parisiennes, ne mâchait pas ses mots à l’époque sur leur côté souvent bêtement militaire. “Ici, cela risque d’être multiplié par dix”, prédit-il.

Dans ce contexte, ils seront cinq Belges à tenter de tirer… leur épingle du jeu : Julie Groslambert et Frederik Van Dormael (fleuret), Evert Bleus et Thibault Ferage (épée), Seppe Van Holsbeke (sabre).

Jean Bernard

Le Grand Palais accueille les Mondiaux.