QUE SONT-ILS DEVENU S? Quinze saisons au FC Liège et une au RTFCL, tel est le beau palmarès de Moreno Giusto, défenseur central rude mais correct. “Je n’ai jamais blessé personne, j’en ai juste tué quelques-uns”, blague-t-il. Doté d’un réel humour, More n’a pas changé. “Le célibataire le plus courtisé de Liège, c’est un bon titre, ça, hein”, glisse-t-il d’emblée.

Partenaire de Jean-François de Sart (“s’il fait encore si jeune à la TV, c’est grâce à moi car il n’a jamais dû courir un mètre à mes côtés !”) lors de la glorieuse époque des Sang&Marine, le plus liégeois des Italiens (il n’a que la nationalité transalpine, ce qui l’a freiné lorsqu’il aurait voulu devenir pilote de chasse) avait préparé sa reconversion. “Trois mois après avoir arrêté ma carrière (en juin 96), j’ouvrais mon restaurant : le San Daniele ou, plus simplement, Chez Moreno.”

Tout sauf un hasard. “C’était programmé. Flora, ma maman (à ses côtés sur la photo) et Renato, mon papa, tenaient un resto depuis l’âge de 18 ans. J’ai toujours baigné dans ce secteur; ma reconversion était donc naturelle.”

Passionné de Formule 1 – “J’adore. D’ailleurs, je n’ai plus raté un Grand Prix depuis 1985 et je vais régulièrement à Francorchamps” –, Moreno accueille quelques célébrités dans son restaurant du centre de Liège. “Robert Waseige et sa famille viennent régulièrement, tout comme Didier Reynders. Milosevic, Drouguet et Pascal Honay, mon meilleur ami, sont aussi des clients. Il y a juste Raphaël Quaranta qui ne vient jamais et j’en suis heureux.”(rires)

Jadis cauchemar des den Boer, Czernia ou autres Krncevic, il accueille même des arbitres dans son établissement. “C’est sérieux, ils ne m’ont pas tenu rigueur des fautes que j’ai commises ! Puis, quand ils s’asseyent à une de mes tables, c’est moi qui leur montre désormais la carte.” (rires)

Toujours svelte et élégant, Giusto se maintient en forme via du vélo et de la natation. “Je n’ai jamais fumé et je b ois rarement.” (rires)

Si tripes et véritable jambon San Daniele sont les fers de lance d’un menu très vert-rouge-blanc, le résident de Val Meer a refermé le chapitre foot. “Je suis très peu. Puis, je ne veux pas faire figure d’ancien combattant en distillant des conseils que je n’ai jamais donnés quand j’étais joueur.”

Emmanuel Thyssen