Les chevaux de Rodrigo Pessoa et du prince d'Arabie Saoudite au Haras de Ligny

FLEURUS Étendu sur quatre hectares, à l'abri des regards indiscrets et dépourvu de toute fioriture futile, le haras de Ligny existe depuis cinq ans. À sa tête: Nelson Pessoa, cavalier hors paire qui est resté pendant de nombreuses années en haut du classement mondial et cela depuis qu'il a gagné son premier grand prix au jumping de Bruxelles en 1961.

Aujourd'hui, c'est son fils, Rodrigo qui a pris la relève qui décroche la première place aux championnats du monde. Sa carrière clôturée, Nelson Pessoa a souhaité se consacrer au futur de son fils. « C'est entre autre pour cela que j'ai créé ce haras, explique-t-il. Pour que Rodrigo possède un lieu spécifique d'entraînement.»

Mais pourquoi avoir choisi Fleurus pour s'installer? « D'abord, parce que nous avons une relation très spéciale avec la Belgique. Nous nous y sentons bien. Comme je l'ai dit, j'ai gagné mon premier prix ici, et puis, nous habitons Uccle depuis 1981. La Belgique possède une position géographique centrale. Nous sommes entourés de tous les pays les plus importants en terme de championnat équestre. La Hollande, l'Allemagne, la France et l'Angleterre et les pays scandinaves.» Il y a cinq ans, Nelson Pessoa était à la recherche d'un terrain pour y installer son centre d'entraînement. « Je voulais rester en Belgique car les accès routiers et les aéroports sont nombreux. Ce haras est utilisé pour travailler, préparer les chevaux. Il fallait donc que cela soit pratique et fonctionnel.» Le haras de Ligny est aujourd'hui réputé dans le monde entier. Les plus grands cavaliers de ces dernières années et les plus prometteurs viennent s'y entraîner.

Vétérinaires, soigneurs, cavaliers, instructeurs: une vingtaine de personnes s'activent quotidiennement autour de tous ces chevaux de haute compétition appartenant à des propriétaires privés du monde entier ou des équipes nationales, comme celle du Brésil ou d'Arabie saoudite dont fait partie le prince. Une cinquantaine de chevaux composent le haras, dont 12 appartiennent à Rodrigo Pessoa, tous choyés du soir au matin.

© La Dernière Heure 2004