La Ville de Bruxelles entame ses travaux lundi, un projet financé par Beliris

BRUXELLES Deux hectares de verdure semi-naturelle transformés en parc public. C'est l'objectif du chantier qui va démarrer lundi à Haren. "Ce projet s'inscrit dans un projet global d'aménagement de l'îlot situé entre les rues Twyeninck, Beemgracht et Pré aux Oies", peut-on lire dans le dossier ficelé par l'accord de coopération Beliris (Fédéral-Région) qui finance l'opération à hauteur de 600.000 euros.

Plus globalement encore, il s'agissait de compenser l'urbanisation galopante du quartier et d'assurer une liaison verte avec le site classé de la ferme du Castrum. Le futur parc sera composé de cinq grandes zones reliées par des chemins et des sentiers. Partons en balade.

Prairies de fauche, grands arbres et bosquets divers cohabiteront dans un espace semi-naturel ouvert au Sud. Il doit conserver les caractéristiques du site dans son état actuel, tant au niveau de la topographie qu'an niveau de la flore. Cette zone sera traversée par un chemin en écorce broyée qui, a terme, doit être prolongé vers l'angle Servandoni-Pré aux Oies, en liaison avec la promenade verte et la ferme du Castrum.

La partie centrale du parc sera occupée par une aire de rencontre, à la croisée des deux principaux chemins et cernée par des haies. Juste derrière, on trouvera une plaine de jeux pour les enfants de 2 à 6 ans, équipées de jeux en bois et de bancs. Elle complétera un autre dispositif pour les gosses plus âgés à front de la rue de Beemdgracht.

Entre cette partie du parc et la zone semi-naturelle, le projet prévoit l'implantation d'un verger à hautes tiges. Des espèces indigènes robustes y seront plantées dans une prairie tondue offrant aux usagers du parc un bel espace de détente.

Le projet prévoit, enfin, le maintien de la zone boisée qui habille le talus situé à l'extrémité Nord du site. "Il servira d'espace tampon à l'arrière des jardins des maisons de la rue Twyeninck", indique le descriptif de Beliris. C'est une nouvelle prairie de fauche bordée de massifs et de divers bosquets qui fera le lien avec le reste du parc.

Pour rappel, cet aménagement a pour but d'offrir un espace vert non enclavé dans une zone qui sera lotie. Il ne sera d'ailleurs pas clôturé mais plutôt délimité par des haies longeant les trottoirs. Ce projet a également nécessité une réduction des jardins des habitations prévues. Les travaux devraient durer 80 jours ouvrables, sous les réserves météo habituelles.

Ma. C.

La Ville de Bruxelles a voulu aménager cet espace vert pour offrir un maximum de confort. Dans un quartier soumis à de forte pressions immobilières. (demoulin)