Sgambelluri de la Mercatone et Romano

de Landbouwkrediet sont aussi dans le collimateur

CUNEO En marge de l' affaire Garzelli, ce 85e Tour d'Italie est également secoué par d'autres cas de dopage. A la suite de l'arrestation d'Antonio Varriale (absent sur ce Giro) lundi dernier pour trafic de stupéfiants et produits dopants, d'autres têtes sont tombées dans le filet de la magistrature de Brescia. Et après Giuliano Figueras (déjà suspendu avant le début du Tour d'Italie) et, donc, Antonio Varriale, trois autres coureurs de l'équipe Panaria sont aujourd'hui montrés du doigt. Nicola Chesini a été interpellé vendredi soir et mis en examen après l'arrivée de la 5e étape. Quant à Faat Zakirov, il a fait l'objet d'un contrôle antidopage positif à la Nesp avant le départ du Giro. Le Russe a demandé vendredi soir une contre-expertise. Pour rappel, la Nesp possède des effets comparables, mais sensiblement plus durables, à ceux de l'EPO. Elle est destinée à l'origine à soigner des cas d'anémie associée à une insuffisance rénale chronique. Enfin, en la personne de Filippo Perfetto, un énième coureur de la formation Panaria est aussi passé à la trappe hier!

La Nesp a aussi été décelée, lors des contrôles effectués avant le début de ce Giro à Groningue, chez Roberto Sgambelluri, équipier actuellement de Marco Pantani à la Mercatone-Uno. Mais contrairement à Zakirov, Sgambelluri était hier, à l'instar de Garzelli, au départ de la 6e étape.

Mais ce n'est pas tout: les enquêteurs de Brescia attendent aussi qu'un coureur de l'équipe Landbouwkrediet-Colnago vienne se constituer. Il s'agit de Domenico Romano. Ce dernier avait déjà bizarrement renoncé à poursuivre le Giro à Strasbourg après l'arrivée de la 4e étape. Depuis, il semble avoir disparu dans la nature!

Tous ces coureurs sont donc actuellement dans le collimateur de la justice italienne. On leur reproche non seulement la possession mais également l'usage de produits dopants. Ils ont enfreint la loi antidopage en vigueur en Italie.

Si tout ce beau monde tombe peu à peu comme des mouches, c'est surtout parce qu'un ex-policier de Naples (la région natale de Figueras et Varriale...), Armando Marzano, a été pincé par ses collègues. C'est lui, en effet, qui était à la base du réseau et qui réussissait à fournir aux coureurs cités plus haut les produits interdits.

Non, ça ne s'invente pas...