Les opposants attendent le verdict

du Conseil d'Etat

MANHAY Les travaux ont beau avoir débuté sur le site de l'ancien safari parc de Dochamps, les opposants n'en démordent pas: ils veulent que la commune abandonne le projet de parc récréatif et pédagogique sur le thème de la forêt! Comme celle-ci en a fait son cheval de bataille et n'envisage nullement de faire marche arrière, ils se sont tournés vers le Conseil d'Etat. Une demande en suspension du permis de bâtir et un recours en annulation ont été introduits. L'avis de l'auditeur est attendu avec impatience

Aujourd'hui, comme hier, les opposants s'insurgent contre un projet qualifié de gouffre financier et d' inadapté à l'environnement local. Ils craignent que l'augmentation du charroi, dans la traversée de Dochamps, ne perturbe la vie des villageois, que l'alimentation en eau ne devienne problématique et que des dégâts irrémédiables ne soient causés à la faune et à la flore.

212 réclamations

Les riverains ne comprennent toujours pas pourquoi le permis de bâtir a été délivré alors que les enquêtes publiques successives avaient révélé de nombreux mécontents. Début 2000, 76 réclamations ont été rentrées lors de la première enquête publique, se souvient Patrick Gillard, habitant de Dochamps, aussi conseiller communal minoritaire. En avril, le permis de bâtir était octroyé et les travaux débutaient en mai pour s'interrompre le mois suivant. Lors de la seconde enquête publique, 212 réclamations ont été introduites. Pas plus que les précédentes, elles n'ont été prises en compte et un second permis de bâtir a été délivré le 3 octobre.

Officiellement, les travaux ont été interrompus en juin 2000 parce que le fonctionnaire délégué de l'Urbanisme avait constaté un vice de forme dans la procédure. L'explication des opposants est tout autre. Le permis de bâtir a été retiré parce que nous avions introduit un premier recours au Conseil d'Etat, fait-on valoir. C'est la seule parade que l'urbanisme a trouvée pour que le dossier ne soit pas bloqué pendant des mois.

Il faut savoir que pour la commune de Manhay, comme pour Idelux, maître d'ouvrage, le temps presse. L'octroi des subsides de l'Europe et de la Région wallonne est limité dans le temps. Les travaux doivent impérativement être terminés avant la fin du mois d'octobre.

Le bourgmestre de Manhay, Gérard Wilkin, espère, quant à lui pouvoir inaugurer le nouveau pôle touristique de la commune au printemps 2002.