Foot à l'étranger

En Autriche, Daniel Kimoni reprend le collier avec GAK

GRAZ Le championnat autrichien sommeillait depuis près de trois mois. Ce week-end, la reprise au pays des montagnes signifie la fin d'une longue trêve. Transféré en janvier 2001 au Liebherr Grazer Athletik-Klub, Daniel Kimoni y en tame donc sa seconde saison.

L'organisation du championnat autrichien est tout à fait inversée par rapport à la Belgique, indique le Sérésien. Nous venons de terminer la lourde préparation physique la semaine dernière par un stage en Espagne près de Malaga. En fait, au mois de juin, nous n'avons eu que quinze jours de battement entre la fin et le début du championnat. Ce fut pénible l'année de mon arrivée. Pour cette saison, j'ai déjà davantage l'habitude. Actuellement, nous sommes deuxièmes du championnat derrière le FC Tirol. L'année prochaine, comme pour la Belgique, l'Autriche aura deux représentants en phase qualificative de la Ligue des Champions. Grazer a l'intention de se qualifier.

La première partie de la saison du Liégeois fut scindée en deux parties et émaillée d'une déchirure musculaire. Sous les ordres de l'entraîneur Gregoritzch, je n'ai guère eu voix au chapitre, indique l'ancien joueur de Genk et du Standard. J'ai souvent dû puiser au fond de moi les ressources nécessaires pour ne pas craquer. Parfois, je me demandais vraiment ce que je faisais là. Souvent, le coach venait me trouver pour me dire que les autres joueurs n'avaient pas confiance en moi. De plus, il se permettait de remarques et des attitudes souvent à la limite du racisme. Il ne fut pas le seul. Certains joueurs ne se sont pas privés de lancer quelques généralités sur les Africains...

Heureusement pour le sympathique Daniel Kimoni, le Batave Thijs Libregts arriva à la tête de l'équipe au mois de novembre. Toutes les cartes étaient alors redistribuées et le défenseur belge reçut sa chance. Malheureusement, après trois rencontres comme titulaire, une blessure laissa sur le côté l'ancien international.

L'ambiance au sein du groupe a fort changé. Le Hollandais apporta le professionnalisme qui nous manquait. Les résultats ont immédiatement suivi. Cette année, nous sommes plus forts que le Sturm Graz. Mais je ne parviens toujours pas à m'habituer à ce modèle de championnat à dix équipes où l'on rencontre quatre fois sur la saison la même formation. Il y a peu de surprises. L'intérêt de la compétition s'estompe assez vite. D'un autre côté, nous avons disputé la Coupe de l'Uefa et c'est un élément de motivation. Ceci dit, après avoir connu Genk et le Standard, ce n'est pas le top, glisse le Belge.

Sous contrat pour deux saisons encore à GAK, Daniel Kimoni avait été mis sur le côté à Genk durant l'ère Boskamp. Qu'importe, le Liégeois se console en pensant à sa qualité de vie dans la charmante bourgade de Graz.