Les grosses affaires de corruption ont surtout concerné les sixties!

BRUXELLES Est-on devenu plus honnête ou plus vicieux dans le monde du football belge? Toujours est-il que les grandes affaires de corruption du dernier demi-siècle se situent, pour la plupart, au cours des années 60.

En voici les principales:

1963: Waterschei rétrogradé de division 1 en D 3 (affaire Tilleur)

1964: Turnhout rétrogradé de division 1 en en D 2 (affaire Beringen)

1965: Alost rétrogradé de division 1 en D 3 (affaire Charleroi)

1976: La Louvière rétrogradée de division 1 en D 3 (affaire Jurion - Berchem)

1982: Beerschot rétrogradé de division 1 en D 2 (affaire Boogaerts Beringen)

Par la suite, il n'y eut plus de rétrogradations, mais diverses plaintes avec quelques suspensions individuelles.

Trop tard!

Depuis l'après-guerre, les deux affaires belges de corruption les plus retentissantes n'ont pas donné lieu à descente.

Standard-Waterschei fut découvert trop tard, et par hasard, par le juge Bellemans, sans qu'il y eût plainte, et le club de Sclessin a donc bénéficié de la prescription.

Les Liégeois, avant la finale de la Coupe des Coupes, et les Limbourgeois, avant celle de la Coupe de Belgique, s'étaient mis d'accord sur un pacte de non-agression lors de la dernière journée du championnat. Pour ce faire, les Standardmen offrirent la prime de victoire à leurs adversaires. Roger Petit remit les 420.000 francs à Eric Gerets qui les passa à son ami Roland Janssen. Roger Petit, Raymond Goe- thals, Eric Gerets, Roland Janssen, Walter Meeuws, Jos Daerden, Michel Preud'homme, Theo Poel, Simon Tahamata, Guy Vandersmissen, Etienne Delangre et Gérard Plessers furent suspendus.

À l'exception de Roger Petit, tous revinrent assez vite dans le parcours.

En 1997, autre affaire retentissante: René Van Aken, un escroc maître chanteur notoire, dévoile qu'un million a été donné pour payer, à sa demande, l'arbitre espagnol (mort depuis lors) de Nottingham Forest-Anderlecht. Là aussi, il y eut prescription, et si la direction anderlechtoise reconnut avoir payé l'arbitre, elle nie qu'il y eut des conséquences sur le résultat. Le tribunal du sport de Lausanne lui donna raison.

© Les Sports 2005