Nouvel accueil pour les voyageurs. Avant d'autres chantiers

PÉRUWELZ Salle d'attente, guichets, locaux techniques En avant, marche! Autorités communales de Péruwelz et direction de la SNCB ont inauguré ce mercredi les nouvelles installations. La gare de Péruwelz a été rachetée par la Ville à la SNCB pour un montant de 50.000 euros et 182 m2 restent exploités par le chemin de fer après signature d'un bail emphytéotique. Cette petite partie du bâtiment sera dévolue aux voyageurs qui transitent chaque jour par la cité des Sources.

Michel Privé, échevin des Travaux, a retracé les grandes dates qui ont marqué l'histoire de la gare. «Le site actuel a été ouvert en 1899. Il s'agissait de la troisième gare de Péruwelz après le baraquement provisoire de la Buissière en 1867 et la Loquette en 1870. L'histoire dit que Léopold II venait chasser dans le bois de Bon-Secours et qu'il avait donc voulu faire réaliser une gare. La superficie qui reste aujourd'hui à valoriser est de 2.000 m 2 . Au départ, la partie Ouest était occupée par la douane, la partie Est par la RTT et le corps central par la SNCB. En 1954, au moment où le déclin économique s'est amorcé, la gare occupait encore 24 agents. Les pèlerinages à Bon-Secours et autres activités drainaient chaque année entre 400 et 500.000 personnes par an à la gare. Après le départ des douanes et de la RTT, les locaux sont devenus trop vastes. Fin des années 70, il était question à la SNCB d'abattre la gare. La Ville de Péruwelz s'est alors mobilisée et le classement de l'édifice est intervenu en 1982. Le pari a pu aboutir grâce aussi à Vincent Bourlard, directeur du patrimoine de la SNCB.»

La démolition des usines Delhaye va débuter

Le guichet de la gare est ouvert du lundi au vendredi de 5 h 15 à 19h45 et les samedi, dimanche et jours fériés de 7 h 30 à 15 h 30. Le bourgmestre Daniel Westrade n'a pas manqué de souligner que Péruwelz restait une gare importante en terme de lignes internationales, juste derrière Mons et Tournai.

Cette inauguration en préfigure d'autres. «Ce jeudi va débuter la démolition des usines Delhaye derrière la gare, soit 3 hectares, dans le cadre de la revitalisation urbaine» , a expliqué Michel Privé. «Dans trois mois, une route sera créée à cet endroit. Ensuite, entre le canal et la gare, ce sont pas moins de 200 habitations qui seront construites. Les Péruwelziens n'auront plus l'impression de traverser des ruines.»

Reste à trouver une nouvelle vocation pour le reste de la gare. On se dirige vers un espace public numérique qui accueillerait des ordinateurs et autres nouvelles technologies.

«Le développement économique est lié de nos jours de plus en plus à la qualité de l'urbanisme. Dans le cadre de ce projet, tout le monde est gagnant» , a souligné Vincent Bourlard.

© La Dernière Heure 2005