LA LOUVIÈRE

La ville et le PS dans la tourmente

JUDICIAIRE La Louvière, bastion socialiste, est secoué sur ses fondements. L’affaire Progès sème le trouble dans la cité des Loups. L’ASBL Progès avait été créée pour développer des projets d’économie sociale dans les Carrés de Bois-du-Luc avec l’aide des fonds européens et du projet Urban. Or, les projets d’économie sociale prévus n’y ont pas vu le jour. En 2001, des traces de mauvaise gestion sont découvertes.

Le 24 juillet 2001, la ville dénonce les conventions et gèle les subsides que l’asbl devait recevoir : 312.000 euros. L’apprenant, en 2008, la banque chargée du transfert (Delta Lloyd, ex-Nagelmackers), réclame 600.000 euros à la ville, et assigne celle-ci, les administrateurs de Progès en justice.

Une transaction est négociée. Les partis de l’opposition, Ecolo et le CDH dénoncent : en échange, la banque renonce aux poursuites contre la ville, mais surtout contre les administrateurs. Pour Ecolo, renoncer aux poursuites contre les administrateurs équivaut à acheter leur silence. La raison remise en lumière par le Vif (18/03/2011) : une politisation du dossier, voire un interventionnisme socialiste gênant.

Trois recours seront introduits. Ecolo en gagne 2 et perd le 3e. La transaction sera acceptée, mais suspendue lorsque deux administrateurs refusent de signer. Motif : en signant, ils renonceraient aux poursuites. Or, l’implication de la ville, et celle de sa composante socialiste, émergent comme le point central de toute l’affaire. L’argent a-t-il été bloqué ou détourné à des fins politiques ?

En novembre un administrateur dépose plainte contre X. Le dossier sera examiné le 23 mars devant le tribunal civil de 1re instance de Mons.

F. Sch.

L’ASBL Progès constitue une épine tenace dans le pied de la Ville

de La Louvière. Le dossier sera examiné le 23 mars en justice à Mons.