Patrick Wachel retrouve un de ses anciens élèves: Vincent Kompany

LA LOUVIÈRE Dernier coup de rein, en cette fin d'année, pour des Louviérois qui signeraient des deux mains pour connaître un 2004 aussi positif. Et qui sait si les Hennuyers n'ajouteront pas une ultime ligne à un parcours déjà très satisfaisant?

Afin de relever un pari que seul le Standard a, jusqu'ici, tenu à savoir vaincre les Bruxellois -, Ariel Jacobs a fixé rendez-vous, aujourd'hui, à tous les joueurs sélectionnables afin de vérifier l'état de santé de chacun. On le sait, la grippe a fait des ravages au Tivoli et il est extrêmement difficile voire impossible de connaître le onze de base puisque des garçons comme Klukowski, Camus ou Murcy n'ont repris les entraînements que samedi.

«Pour notre ultime entraînement, nous avons scindé le groupe en deux: le premier contingent a travaillé normalement alors que le second s'est contenté de trottiner. Michaël Murcy, par exemple, s'est très peu dépensé. Il s'agissait plus, dans son cas, d'un besoin de s'aérer plutôt que d'un entretien de sa condition», explique Patrick Wachel, un ancien de la maison mauve.

«C'est vrai que j'ai travaillé trois mois au Parc Astrid avant de prendre mes quartiers à La Louvière. J'avais en fait quitté la Fédération pour un contrat de trois ans à Anderlecht quand Ariel Jacobs m'a contacté. J'y étais assistant de Jean Dockx en matière de recrutement mais je m'occupais aussi des moins de 16 ans. C'est dans ce cadre-là que j'ai eu l'opportunité de travailler avec Vincent Kompany. Sa classe l'avait propulsé dans une catégorie supérieure: il n'y jouait pas défenseur mais bien dans la ligne médiane aux côtés de garçons comme Melotte ou Van Damme. Dans cette jeune formation, figurait également un élément qui sera sur le banc de La Louvière, ce dimanche, Loïc Piolot.»

Combien de noms seront finalement inscrits sur la feuille de match, côté louviérois? Afin de ne rien laisser au hasard, les responsables du Tivoli ont donc fait appel à deux jeunes du cru, Piolot et L. Bombele, pour étoffer un noyau que la grippe a littéralement pris d'assaut. Cette poussée de fièvre a contaminé, positivement, les supporters qui ont littéralement assailli, hier, le secrétariat. A midi, plus de 4.000 tickets avaient été vendus et, si l'on y ajoute les abonnés et les invités, cela devrait valoir un Tivoli bien garni. Enfin, sachez que, vendredi, l'équipe réserve de la Raal s'est inclinée 0-4 face à un adversaire bruxellois emmené par Vanderhaeghe, Calincov et Mac Donald.

«Chez nous, aucun joueur du noyau A n'avait pris part à cette rencontre au sommet de la série. Vous savez pourquoi», termine Patrick Wachel.

© Les Sports 2003