Le Français a montré tout son savoir-faire avec Tucumcari

Sammy, vous pouvez nous dresser une bio expresse de vous ?

“J’ai 27 ans. Je suis né en Normandie, j’ai grandi en région parisienne. J’ai commencé la guitare vers 12-13 ans et j’ai vite monté des groupes dont Tornado où au début je faisais tout tout seul. J’ai demandé à mes copains s’ils voulaient bien jouer avec moi. J’ai toujours eu besoin d’un truc parallèle où je pouvais enregistrer tout seul sur mon quatre pistes puis sur mon ordinateur plus tard. Le projet dans lequel je suis, je compose et j’enregistre sans frustrer personne. Parfois, même, je compose en enregistrant. Comme j’ai un peu appris à jouer différents instruments, je peux me permettre de faire une batterie même si c’est mal joué mais au moins j’ai une idée tout de suite qui va me stimuler, me donner une base. Le projet est à mon nom car de cette façon je peux vraiment explorer tous les recoins. C’est plus égoïste, on peut essayer des choses.”

Vous avez fait appel à des potes pour vous aider ?

“En l’occurrence, ce le fut de manière assez naturelle. La copine de ma petite amie m’a dit qu’elle devait me faire rencontrer un ami qui joue de la basse-contrebasse. Le genre de plan à deux balles. Il s’est avéré très bien humainement et musicalement. Cela donne un côté un peu moins professionnel, plus humain à la base.”

Quelle sera la configuration sur scène ?

“Je vais tourner avec un groupe, parfois en solo, en duo, en trio. Mais même si les musiciens sont là, s’investissent, s’approprient mon projet, cela reste le mien. C’est quand même mon nom, ma musique. Ce ne sont pas les musiciens de Tornado qui m’accompagnent. D’abord pour une question de technique.”

Vous n’avez pas un gros passé sur scène ?

“J’ai été guitariste additionnel d’Ultra Orange en solo. J’ai fait quelques dates par-ci par-là. C’est super de partager mes mélodies avec les gens. Je ne voulais pas un truc trop électrique, je voulais un truc boisé, qui craque. Je me sentais plus proche du blues, du vieux rock, les gars y vont sur des instruments acoustiques, ils partent de bas pour aller haut, pas les amplis Marshall à fond. C’est une approche qui reste un fil directeur depuis l’enregistrement du disque. J’ai du mal à retrouver ça en concert. C’est trop rock avec guitare, basse et batterie. Là, on ouvre sur un banjo, un crissement de cymbales, une scie musicale. J’avais envie de tendre plus vers un truc plus atmosphérique, c’est difficile de retrouver les bidouillages de la chambre. J’ai plus envie de partir que ce sont des ballades.”

Basile Vellut

Sammy Decoster.

yann orhan