Sergeant, Frison, De Wolf sont tous sous le charme de l’équipe et de son leader

envoyé spécialAux PAys-BasPhilippe Van Holle

CAUBERG Dans le clan belge des Omega Pharma-Lotto, c’était évidemment la liesse.

Managers et directeurs sportifs se relayaient devant les journalistes pour faire part de leur joie mais aussi de leur fierté d’être à la tête d’une telle équipe, avec, en plus, un leader capable de terminer le travail de toute une journée par un finish impressionnant.

“Tout le monde a réalisé un gros travail, chacun a son niveau, disait ainsi Marc Sergeant. Même si on a surtout vu Van den Broeck et Vanendert. Jurgen (VDB) a fait un effort incroyable entre l’Eyserbosweg, le Fromberg et le Keutenberg, tuant dans l’œuf toute tentative d’échappée, notamment de la part de coureurs tels que Cunego ou Vinokourov qui ont été lâchés. Puis, Vanendert a pris remarquablement le relais après le Keutenberg. C’est lui qui a empêché l’écart de grandir entre Andy Schleck et le groupe des favoris. Sans lui, tout serait devenu plus difficile pour notre leader.”

mais la force et la maîtrise de Philippe Gilbert laissaient plus d’un observateur pantois. “Phil ne voulait pas être pris dans une situation qu’a connue Cancellara dans ses courses de prédilection, poursuit Sergeant. Voilà pourquoi il a aussi pris quelques longs relais dans la descente menant au Cauberg, permettant ainsi à son équipier de reprendre son souffle. Ensuite, Jelle a encore fait un ultime effort pour en remettre une petite couche juste avant le Cauberg. Phil se sentait vraiment très fort. Quand je l’ai vu se retourner tout en contrôlant le démarrage de Rodriguez, j’ai su qu’il ne pouvait plus être battu.”

“Philippe Gilbert a donné tort à ceux qui prétendaient, ces derniers temps que le grand favori d’une course ne pouvait s’imposer, continuait Herman Frison. Ce que Cancellara n’a pu faire au Tour des Flandres et à Roubaix, Gilbert l’a fait ici. Mais la grande différence entre ces deux grands leaders, c’est que le nôtre a pu disposer d’une forte équipe autour de lui. Je pense que Philippe est mûr pour s’imposer à Liège. Je dirais même que c’est le moment où jamais. Il est souverain, comme lorsqu’il décide de relayer lui-même Vanendert sur la fin. Il sent que c’est nécessaire, il prend dons la décision qui, pour lui, s'impose. Et en plus, il ne se fatigue pas.”

On demande alors à Dirk Dewolf si quelque chose peut encore empêcher Gilbert de gagner à Liège. Sa réponse fuse :  “Oh oui!  Notamment la malchance. Aucun des nôtres n’en a eu aujourd’hui à l’Amstel.”

Philippe Van Holle