sélection de basile vellut

Gang of Four

Content

(Rough Trade)

eeeeeGang of Four, fondé en 1976 par quatre gars de Leeds, a connu une éclipse de quelques années mais depuis 2004, le groupe est bel et bien de retour. Cités comme une influence majeure par de nombreux groupes majeurs actuels (U2, Sonic Youth, R.E.M, Red Hot Chili Peppers,…), les post-punks ne se mettent pas sur le devant de la scène simplement pour payer les études de leurs gosses. Les Anglais, avec Content, signent dix titres sans concession. C’est toujours acide, avec des riffs tranchants et tendus. Une belle leçon…

Wire

Red Barked tree

(Konkurrent)

eeeee Comme Gang of Four, Wire a vu le jour en 1976 mais à Londres, soit à quelques encablures de Leeds. Punk ou post-punk, le groupe fait également partie de ceux qui forment les pierres angulaires du genre en Angleterre. Lyrique, parfois obscur, mais toujours intéressant et tentant d’intellectualiser la musique, Colin Newman et ses potes se sont quelque peu adoucis avec le temps. Plus électro parfois, Wire a des tons pop qui pourraient tromper car cela reste incisif et percutant.

Murder

Gospel of man

(Devil Duck Records)

eeeeeJacob Bellens et Anders Mathiasen n’ont pas transposé dans Gospel of Man la joie de vivre qui aurait pu découler du bel accueil reçu par leur permier album. Les deux Danois, talentueux mais avec un côté neurasthénique qui leur colle aux basses, peuvent vous tirer des larmes avec cette folk où piano et violons donneront souvent le ton. C’est toujours aussi triste, aussi beau et traversé de quelques moments de bravoure.

Iron&Wine

Kiss Each Other Clean

(4AD)

eeeeeSamuel Beam roule sa bosse depuis quelques années. Le singer-songwritter américain jouit d’une flatteuse réputation, lui dont l’univers est comparé, le plus souvent, à ceux de Nick Drake, Simon and Garfunkel, Elliott Smith ou Neil Young. Le natif de Caroline du Sud, avec des titres qui sont passés dans Grey’s Anatomy, The L Word ou Twilight enflamme sa folk de quelques fulgurances pop enjouées. Le bonhomme, avec ce quatrième album studio, prouve, s’il le fallait encore, son talent et sa maestria.

I’m Kingfisher

Arctic

(Playground)

eeeee C’est assurément un des albums de ce début d’année pour tous ceux qui ont vibré en écoutant Port O’Brien, Bon Iver, The National ou M Ward. Après quelques albums solos, Thomas Denver Jonsson a pris un pseudo pour concocter cet album où il a pris comme thème l’Arctique et une expédition polaire. Le Suédois est touchant, poétique, lyrique, magique et vous prend aux tripes avec des titres comme Smile With Your 1000 teeth, A Continent Lost ou Peacock Color Song. Indispensable pour bien entamer 2011.

Blood&Fire

The Eighties Matchbox B-Line Disaster

(Black Records)

eeeeeOn ne peut pas faire preuve de demi-mesure quand on joue dans un groupe qui s’appelle Blood&Fire. C’est du rock pur et dur que Lynyrd Skynyrd approuverait mais avec quelques accents new wave que Sisters of Mercy devrait apprécier. Certes, ça cogne mais avec élégance. Cela donne juste envie de se déchaîner…