Ses parents, qui ont déposé plainte contre x, s’interrogent sur plusieurs anomalies

DÉCÈS COUILLET Béatrice et Raphaël Sirjacobs sont devenus parents de jumelles, le 25 juillet dernier. Quatre mois plus tard, seule Lesly est toujours en vie. Stacy, elle, a succombé en quelques heures d’une pathologie qui, selon les parents, résulte d’un triple vaccin administré quelques jours plus tôt à l’ONE.

Ce jour-là , les bébés ont reçu une injection de Prévenar, d’Infanrix et de Rotarix. “Stacy était légèrement enrhumée”, raconte le papa. “C’est une contre-indication, mais nous ne l’avons appris qu’a posteriori. Le médecin de l’ONE ne nous a pas informés sur les risques inhérents à la vaccination, ni du fait que celle-ci n’était pas obligatoire.”

Quelques jours plus tard, la température de Stacy grimpe jusqu’à 39,9°. Le couple se rend donc à l’hôpital, où une gastroentérite est diagnostiquée. “Nous avons signalé qu’elle avait été récemment vaccinée, mais les médecins n’en ont pas tenu compte. Ma femme a également précisé que plusieurs cas d’allergies existaient dans sa famille et qu’un bébé avait été victime de mort subite. De la gastro, on est passé à une infection pulmonaire. Un traitement antibiotique lui a été administré, mais vers 23 h, Stacy était au plus mal : son corps était couvert de purpura. À 3 h du matin, elle poussait son dernier souffle.”

Bourrelés de questions, les parents ont fait des recherches, interrogé des médecins. Et ils ont découvert beaucoup d’informations sur la vaccination qu’ils déplorent avoir reçues trop tard. “L’ONE a fait croire que ce vaccin était obligatoire, ce qui est faux”, lance Me VanLangendonck, qui a déposé plainte contre x au nom des Sirjacobs. “Récemment, le tribunal correctionnel de Tournai a statué dans un dossier où des parents avaient refusé de faire vacciner leur enfant contre la polio, ce qui est obligatoire depuis 1967. Or, en 2002, une loi a consacré le droit à l’information nécessaire pour obtenir le consentement éclairé du patient ou de ses proches avant vaccination. Et selon ce jugement, c’est cette dernière qui prévaut.”

Actuellement , ce jugement est en appel, mais ouvre la voie à la liberté de vaccination. “Ici, un lien de causalité pourrait être démontré entre le vaccin et le décès”, poursuit l’avocat. “Lesly a elle aussi souffert d’apnée et aurait pu mourir. Depuis l’administration d’un antidote, elle va beaucoup mieux.”

L’affaire est actuellement à l’instruction. Le combat de ces parents, qui récoltent de nombreux témoignages semblables, ne fait que commencer.

F. D.

Les bébés ont reçu une injection de Prévenar, d’Infanrix et de Rotarix.D.R.