Patrick Wachel, l'adjoint d'Ariel Jacobs, évoque le derby contre Charleroi et le match de dimanche

LA LOUVIÈRE Hier, Patrick Wachel a assisté Ariel Jacobs dans le debriefing traditionnel que l'entraîneur principal de La Louvière réalise deux jours après la reprise d'un entraînement qui suit un match. Ainsi, les points positifs et négatifs du derby face à Charleroi faisaient l'objet de l'attention des Loups. Si certaines phases de jeu (les occasions tant carolos que louviéroises) furent passées à la loupe, la position de chacun étant rectifiée, l'entraîneur adjoint du Tivoli s'attardait principalement à tracer les grandes lignes de cette confrontation qui a suscité quasiment autant de frustrations dans le chef de l'équipe visiteuse que dans celui de la formation visitée: `La pression, c'est clair, était avant tout sur les épaules de Charleroi mais nous avons tellement parlé de ce match que nous nous sommes imposés un stress supplémentaire. Ce déplacement au Mambourg nous tient particulièrement à coeur. C'est un peu le duel entre la province et la grande ville, entre un petit club et un autre dont le passé l'enorgueillit. Quotidiennement, ici, nous ressentons très fort cet ostracisme dont nous sommes l'objet. Tout, dans notre entourage, nous fait nous rappeler notre petitesse. Dans ce mépris général, nous devons puiser une source de motivation supplémentaire. La saison passée, nous avons été ainsi très attentifs au classement de Charleroi par rapport au nôtre. Les Zèbres ont connu un bien meilleur départ que nous avant que nous ne réduisions la distance qui nous séparait puis que nous les dépassions. Joueurs, supporters, médias et staff ont été directement sensibilisés par cette course-poursuite.´

Pression et motivation sont deux soeurs jumelles au x caractères fort opposés.

`Il est possible que nous ayons confondu les deux au Mambourg, concède Patrick Wachel. Nos vingt premières minutes furent de bonne facture puis nous avons laissé l'initiative à nos adversaires. Cette baisse de régime est assez inexplicable. Avons-nous cru qu'il nous serait aisé de nous débarrasser d'une équipe de Charleroi qui a montré de criantes faiblesses durant ce laps de temps? Charleroi, par sa seule force, est-il parvenu à rééquilibrer les échanges? Des détails peuvent parfois complètement changer le cours d'un match.´

En recevant Anderlecht dimanche soir (19h30) au Tivoli, il sera plus question de motivation que de pression: `Face à un tel adversaire, il faut plus tempérer l'ardeur de nos joueurs que la susciter. Du reste, ceux-ci n'ont quasiment rien à craindre dans l'immédiat au classement. Ne nous sommes-nous pas ménagé un appréciable viatique sur les équipes actuellement descendantes à deux encablures de la trêve?´

Patrick Wachel pourra donc goûter dans des bonnes conditions ses retrouvailles avec certains Anderlechtois, lui qui est resté sous contrat au Parc Astrid de juillet à novembre 2001 avant de répondre à l'appel d'Ariel Jacobs: `J'ai découvert Ariel quand nous étions tous deux joueurs à Diegem. Nous nous sommes ensuite retrouvés à l'Union belge pour ne plus jamais nous perdre de vue. Ariel est avant tout un ami même si notre collaboration repose sur des bases plus saines que ce simple fait-là.´

Un duo qui fait ses preuves, en tout cas

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