BRUXELLES Le rôle d'un CPAS est-il néanmoins de gérer un patrimoine immobilier aussi lourd? «D'un CPAS, non. Du CPAS de Bruxelles, oui», assure son président Yvan Mayeur. La raison est en réalité historique. Son patrimoine historique descend en réalité de Napoléon. Le Régime français de l'époque avait rassemblé les biens de l'église pour en redistribuer une partie à l'ancêtre de notre CPAS actuel, la Commission des hospices et de bienfaisance. Un autre facteur a permis au CPAS de Bruxelles d'enrichir son patrimoine: une série de successions en déshérence. Outre les biens cités par ailleurs, le CPAS bruxellois est également propriétaire des hôpitaux bruxellois et des maisons de repos qu'il gère, six au total. Sans oublier une série de bâtiments publics. Le montant global en monnaie sonnante et trébuchante de son patrimoine immobilier? «Difficile de le savoir», explique Yvan Mayeur, «d'autant que la flambée de l'immobilier modifie les prix régulièrement». Si ce patrimoine permet clairement d'enrichir le CPAS, certains terrains ne sont pas de d'excellentes affaires. C'est le cas d'un bois situé dans le Verrewinkel, entre Uccle et Linkebeek. «La Région a classé ce bois. Et elle ne veut pas le racheter, même au prix de 25 euros le mètre carré comme nous l'avons proposé. Est-il normal que le CPAS entretienne les espaces verts de communes de la 2e couronne? Je me le demande»

© La Dernière Heure 2006