Tubize, ou la saga toujours inachevée...

Publié le - Mis à jour le

Né dans l'euphorie de l'Euro 2000, le Centre fédéral n'en finit pas de repousser les échéances...

TUBIZE L'affaire ne date pas d'hier, mais de plus de six ans !

L'Euro 2000 s'est révélé une plantureuse affaire financière : les stades, tous archi-combles, ont laissé 800 millions de francs (20 millions €) de bénéfice net aux organisateurs. La moitié pour chacun.

Le comité exécutif de l'Union Belge décida de consacrer la moitié de sa part, soit cinq millions d'euros, à l'érection d'un centre fédéral.

Chacune des deux fédérations s'était engagée à consacrer ce pactole à la formation des jeunes. Quatre ans plus tard, les Hollandais avaient déjà tout dépensé.

Du côté belge, les dix millions dormaient toujours à la banque ! Cinq millions pour des initiatives, certaines aujourd'hui réalisées, d'autres en passe de l'être, d'autres encore aujourd'hui abandonnées.

Pour l'autre moitié, le choix s'était porté sur Tubize, sur proposition du bourgmestre Langendries, appuyé par Roger Vanden Stock. Mais au sein même de la fédération, les détracteurs du projet ne manquèrent pas, à commencer par Eddy Wauters.

La Région wallonne ajouta un crédit de 38 millions d'euros, et la province du Brabant wallon 12,5 millions d'euros.

Il y avait donc de quoi voir venir. Pourquoi, dès lors, les choses ont-elles tellement traîné ? Outre les oppositions internes, à l'Union Belge, une multitude de problèmes sont intervenus sur place, par exemple au niveau des expropriations pour lesquelles, notamment, une école d'horticulture fit de l'obstruction.

La principale pierre d'achoppement concerna cependant l'hébergement. L'Union Belge crut pouvoir trouver une société gestionnaire spécialisée comme Accor. Ce ne fut pas le cas. Les bâtiments administratifs allaient coûter 250.000 € à la fédé, pendant vingt ans. Un dénouement positif fut finalement trouvé avec la société d'investissement immobilier Brno, en avril 2004. On déclarait, alors, que tout serait opérationnel en août 2006. Rêvons que ce soit le cas en août 2007...

Christian Hubert

septembre. L'entrepreneur a quitté les lieux parce qu'il n'est pas payé. L'Union Belge n'y est pour rien. (VANZEVEREN)

Publicité clickBoxBanner