Proposition de loi déposée par le député Yvan Mayeur (PS)

BRUXELLES C'était en 1983, sous un gouvernement Martens dont on a oublié le numéro. La date du 8 mai avait alors été retirée de la liste officielle des jours fériés légaux. On avait fait cela pour des raisons budgétaires, explique le député PS Yvan Mayeur. Cela avait, à juste titre, provoqué un vif émoi parmi les anciens combattants. En vain.

La commémoration de la capitulation nazie de 1945 n'a pourtant rien perdu de sa pertinence. Et ce ne sont pas les actuels événements français qui inverseront la tendance.

C'est fort de ce constat que l'élu socialiste dépose une proposition de loi à la Chambre. Elle devrait être prise en considération la semaine prochaine.

Sur le plan technique, elle vise à modifier une loi de 1974 bétonnant à dix le nombre de jours fériés légaux pouvant être octroyés chaque année. Cela permettrait ensuite au gouvernement de prendre un arrêté royal réinstaurant le congé du 8 mai.

Car pour Yvan Mayeur, il y a danger. Le souvenir de ces faits risque d'être aujourd'hui hypothéqué dans la mesure où il a été perpétué jusqu'à présent essentiellement par des témoins, assène le député. Ceux-ci disparaissent peu à peu avec le temps et les procès judiciaires se font et se feront pour la même raison de plus en plus rares, les protagonistes disparaissant aussi.

Or, c'est à l'Etat et aux acteurs politiques que revient le rôle de préserver la mémoire et le patrimoine commun.

Mais s'il importe de se souvenir du passé, il convient tout autant et sinon davantage que les événements marquants de celui-ci continuent à servir de base à l'élaboration d'un avenir soucieux de ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs en se donnant les moyens et les garanties appropriés.

Proposition de loi déposée par le député Yvan Mayeur (PS)

BRUXELLES C'était en 1983, sous un gouvernement Martens dont on a oublié le numéro. La date du 8 mai avait alors été retirée de la liste officielle des jours fériés légaux. On avait fait cela pour des raisons budgétaires, explique le député PS Yvan Mayeur. Cela avait, à juste titre, provoqué un vif émoi parmi les anciens combattants. En vain.

La commémoration de la capitulation nazie de 1945 n'a pourtant rien perdu de sa pertinence. Et ce ne sont pas les actuels événements français qui inverseront la tendance.

C'est fort de ce constat que l'élu socialiste dépose une proposition de loi à la Chambre. Elle devrait être prise en considération la semaine prochaine.

Sur le plan technique, elle vise à modifier une loi de 1974 bétonnant à dix le nombre de jours fériés légaux pouvant être octroyés chaque année. Cela permettrait ensuite au gouvernement de prendre un arrêté royal réinstaurant le congé du 8 mai.

Car pour Yvan Mayeur, il y a danger. Le souvenir de ces faits risque d'être aujourd'hui hypothéqué dans la mesure où il a été perpétué jusqu'à présent essentiellement par des témoins, assène le député. Ceux-ci disparaissent peu à peu avec le temps et les procès judiciaires se font et se feront pour la même raison de plus en plus rares, les protagonistes disparaissant aussi.

Or, c'est à l'Etat et aux acteurs politiques que revient le rôle de préserver la mémoire et le patrimoine commun.

Mais s'il importe de se souvenir du passé, il convient tout autant et sinon davantage que les événements marquants de celui-ci continuent à servir de base à l'élaboration d'un avenir soucieux de ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs en se donnant les moyens et les garanties appropriés.