Aurélie travaille depuis 11 ans avec Patrick Fiori. Elle lève pour nous un coin du voile de cet homme, devenu papa récemment

Cela fait déjà onze ans qu’Aurélie travaille pour Patrick Fiori. Elle connaît donc bien cet homme qu’elle qualifie de très généreux et humain. “Avant de travailler en direct avec Patrick Fiori, je travaillais chez Sony Music. J’étais sa chef de projet. Un jour, il m’a débauchée pour que je travaille pour sa société. J’ai accepté tout de suite : parfois, il faut privilégier l’humain. Or, Patrick est un artiste que j’apprécie beaucoup de part sa carrière et de ses qualités humaines. La question ne s’est donc pas posée plus de 5 minutes.”

Quelles sont les qualités de Patrick Fiori ?

“Une grande générosité. C’est la première chose qu’on voit chez lui. C’est aussi quelqu’un de très humain.”

Et ses défauts ?

“Comment dire sans que cela soit mal perçu… (Sourires) De temps en temps, je dirais qu’il y a un peu de mauvaise foi… Un peu comme tous les hommes (éclats de rires). Parfois, il a aussi tendance à vouloir trop en faire. Et à force de vouloir faire plein de choses, il se disperse un petit peu.”

C’est difficile de travailler avec lui ?

“Non, c’est très agréable parce que c’est un artiste qui sait où aller. Il prend sa vie et sa carrière en mains. Il se fixe des objectifs et fait tout pour les atteindre. Il n’attend pas que tout vienne à lui, il se donne les moyens d’y arriver. Et il travaille beaucoup. De temps en temps, il a d’ailleurs du mal à décrocher. Il est aussi ouvert au regard des autres, des personnes qui l’entourent. Il se laisse conseiller, il est ouvert à la discussion. Et il a des milliards d’idées à la minute. Mais c’est plutôt agréable de travailler avec un artiste qui a beaucoup d’idées. C’est ce qu’on leur demande : être créatifs !”

A-t-il des petites manies qui vous énervent ?

“Il n’a en tout cas pas de caprices. Par contre, il s’arrache les poils de la barbe tout le temps. C’est très énervant (rires).”

A-t-il un porte-bonheur ?

“Non. Patrick n’a pas besoin d’objet, par contre, il a besoin de sentir que sa famille, au sens large, est autour de lui. Il n’a pas besoin d’être seul, de se concentrer dans une loge avant un spectacle. Il a besoin de se sentir entouré par sa famille, ses amis, les gens avec qui il travaille. Avant de monter sur scène, pour déstresser, il est dans les loges avec les musiciens, les amis,… à rigoler. C’est ça qui le détresse.”

Avant de monter sur scène, a-t-il un rituel ?

“Avant de monter sur scène, il mange des pâtes au beurre. Comme tous les artistes, il a le trac, il est un peu stressé car il veut donner à son public le meilleur de lui-même.”

Pourriez-vous le décrire en une phrase ?

“Je dirais qu’il est sensible au monde qui l’entoure.”

Vous souvenez-vous de la première fois où vous l’avez vu ?

“Oh, ça fait longtemps… J’étais stagiaire je crois chez Sony. Il faisait Notre Dame de Paris. Je n’ai pas vraiment été impressionnée. En fait, j’ai eu l’impression de le connaître depuis longtemps, comme si c’était quelqu’un de ma famille. Je pense que c’est parce que c’est quelqu’un de très accessible.”

Partiriez-vous en vacances avec lui ?

“Euh, oui, je pense. Ce serait alors en Corse avec tous les amis, en bande familiale et amicale.”

Quel est votre plus beau souvenir avec Patrick Fiori ?

“C’est assez récent : c’était quand Johnny Hallyday est venu enregistrer le duo pour le dernier album. On l’a vécu avec nos yeux d’enfants. On était tous deux dans nos petits souliers. Un vrai grand moment comme on a envie d’en vivre plus souvent dans la vie. Johnny, c’est un vrai monstre sacré, et pourtant, il est simple et très humble. C’est un moment qui nous a donné à tous beaucoup d’émotion.”

Et le pire ?

“Alors le pire (silence)… Je sèche. Les mauvais moments, on les passe surtout dans les voitures, les avions, les trajets. Mais bon c’est la vie. C’est le boulot et y a pire. Mais depuis que je suis là, il n’y a pas eu de boulette ! (Éclat de rires).”

Pour Aurélie, sa manageuse, Patrick “n’attend pas que tout vienne à lui. Il travaille beaucoup. De temps en temps, il a d’ailleurs du mal à décrocher. Il est aussi ouvert au regard des autres, des personnes qui l’entourent. Il se laisse conseiller”.