LOUVAIN-LA-NEUVE C'est avec sa trousse que le Docteur Verger se présente dans les jardins. Il s'approche par exemple de ce noyer de quatorze ans d'âge et dont une des trois têtes a dû être coupée, car pourrie. Avec son maillet, dont il se sert comme d'un stéthoscope, il tape sur le tronc pour découvrir s'il est creux. Ensuite, il dégage le collet de l'arbre, un peu comme un dentiste le ferait pour une dent cariée, et il constate qu'une racine est morte, raison pour laquelle elle n'alimentait plus la branche en sève.

«C'est l'instant du diagnostic, sourit Claude Castille. C'est en quelque sorte une manière de réaliser le bilan de santé de l'arbre auquel on a affaire. En juin, on passera à l'étape suivante. Je vais me transformer en chirurgien arboricole. Il faudra limiter les dégâts, éviter que le pourrissement ne se propage à l'ensemble du noyer. Et pour y arriver, il faudra passer par la pose d'un cicatrisant. Une sorte de plombage si l'on veut encore utiliser un terme à consonance médicale!»

© La Dernière Heure 2004