Qu’est-elle devenue ?

Marie-Rose Gaillard, championne du monde sur route en 62, marqua toute une génération

Cyclisme

FLORZÉ Nous sommes partis à la recherche de Marie-Rose Gaillard dont les plus jeunes ignorent son impressionnant palmarès. “Gamine, je ne savais pas que les filles roulaient à vélo en compétition”, confie-t-elle. “J. Henrard, le mécanicien du club de Dolhain, avait remarqué mes dispositions et m’incita à tenter ma chance dans une course. La première à laquelle j’ai participé se disputait à Visé. J’avais 16 ans.”

Le déclic pour la Thimistérienne. Elle était ainsi retenue dans la sélection belge pour le Championnat du Monde sur route élites en 1962 : “J’avais 18 ans. L’épreuve se déroulait à Salo, en Italie. Le circuit était très dur avec une côte à 14 %. À ce moment, c’était la guerre entre Belges et Anglaises. Ce qui ne m’empêchait pas de l’emporter avec plus de 3 minutes d’avance.”

1966 allait, aussi, être une grande année. Cette fois, elle devenait championne de Belgique : “C’était à Barvaux où nous étions confrontées à un relief typiquement ardennais. Ce qui n’était pas fait pour me déplaire...” Dans la foulée, elle décrochait la médaille d’or du Mérite Sportif national.

Restait à songer dès lors à sa reconversion : “En réalité, je n’ai roulé que de 60 à 68. Ensuite, j’ai quitté le milieu de la petite reine pendant plusieurs années pour me consacrer à la gestion d’un nettoyage à sec, rue Puits-en-Sock, en Outremeuse. Quand nous nous sommes établis dans la région d’Aywaille, nous avons fondé le VC Ourthe/Amblève qui est un club surtout organisateur et dont 1 des 2 seuls coureurs fut... Philippe Gilbert.” Un sacré Gaillard !

Michel Christiane

Le titre mondial décroché en 1962 fut le sommet de la carrière de Marie-Rose Gaillard.