Un jour/un destin, France 2, 23 h 15. Un documentaire inédit sur les dernières heures de Claude François

BRUXELLES Samedi 11 mars 1978. Boulevard Exelmans, numéro 46. Un corps, sans vie, d'un homme de 39 ans. Celui de l'idole de toute une génération : Claude François. Vingt-neuf ans après la disparition accidentelle de Cloclo, le mystère reste entier. Parce que les rumeurs les plus folles ont couru sur les raisons de son décès, parce que toute idole cache des zones d'ombre, Un jour/un destin tente ce soir d'éclaircir l'histoire. De lever le voile sur ce qu'ont été les dernières heures du chanteur.

Et ce que les téléspectateurs vont découvrir ce soir, derrière le rideau, risque de quelque peu les troubler. Des mots du réalisateur Bertrand Tessier, qui a enquêté sur les causes de la disparition de Cloclo, il s'agirait "d'une mort des suites d'un banal accident domestique, mais qui semblait inéluctable". Parlerait-on d'une mort programmée ? Le documentaire nous apprend que depuis cinq jours, le destin du chanteur malheureux était entre les mains... de l'électricité. Ou comment un concours de circonstances a endeuillé toute une génération.

Depuis janvier 1978, soit deux mois avant le jour tragique, Claude François avait chargé ses collaborateurs de faire réparer une applique défectueuse dans sa salle de bains. Finalement, un électricien viendra, mais ne franchira jamais le seuil de la porte de l'idole, son entourage ne souhaitant pas réveiller la star si tôt dans la journée, soit à 11h du matin... S'ensuivra alors une série d'événements électriques. En cinq jours, les plombs sauteront plusieurs fois aux différents endroits où se rendra Cloclo. Du studio de la BBC à son appartement parisien, où finalement, il tentera de refixer dans sa salle de bain, pour la énième fois, cette fichue applique. La suite, tout le monde la connaît. Claude François aurait dû se rendre à un studio d'enregistrement. Il mourra devant les yeux de sa compagne. Celui qui aimait répéter à son entourage qu'il avait la baraka, a joué la fois de trop.

Après avoir investigué de longs mois, Laurent Delahousse - le joker du JT de France 2 - a su décrocher des témoignages capitaux pour alimenter son documentaire. Comme celui du pompier, le premier sur les lieux du décès, qui a tenté, en vain, de ranimer ce corps électrocuté. Le sauveteur n'avait, sur le moment, pas reconnu Claude François... Les amis du chanteur, comme Michel Drucker, mais aussi sa compagne et sa soeur reviendront sur ces dernières heures passées, dans l'insouciance, aux côtés de l'idole.

Cette "disparition a pris un aspect romanesque compte tenu du statut d'idole absolue du chanteur", dira le réalisateur Bertrand Tessier. Et comme d'autres vies de célébrités ont rencontré des destins tragiques, Laurent Delahousse présentera durant l'été sept autres numéros d'Un jour/Un destin.

Ch.V.

La vérité sur la mort de Claude François : c'est ce que propose ce soir, dans le premier numéro d'Un jour/un destin, Laurent Delahousse. Avec des témoignages exclusifs sur les dernières heures du chanteur. (D.R.)