Comme un chef !

Cette semaine, c’est Lionel Rigolet, du Comme chez Soi à Bruxelles, qui reçoit nos sympathiques bleus

BRUXELLES Simon, Amandine, Sandra, Michel, Michael, Pierre et Caroline ont tout intérêt à performer, ce soir sur la RTBF, au sein des cuisines de Lionel Rigolet. C’est que le beau-fils de Pierre Wijnants, ex-grand manitou des fourneaux du Comme chez Soi, célèbre institution gastronomique de la place Rouppe à Bruxelles, n’est pas vraiment du genre chef Rigolo, sans mauvais jeu de mots. La cuisine, à un tel niveau, c’est très sérieux. Des candidats un poil plus tête en l’air (qui a dit Michel ?) vont l’apprendre à leurs dépens ce soir. Il y a pourtant un sacré enjeu à la clé : le gagnant de Comme un chef ! décrochera un contrat d’un an au sein du deux étoiles bruxellois…

Lionel Rigolet, comment vous êtes-vous retrouvé là ?

“Le fait de participer, enfin, à quelque chose d’autre, dans le giron gastronomique à la télé. Le peu que j’ai vu de Top Chef (MasterChef, je n’ai jamais zappé dessus), que j’avoue avoir regardé surtout parce que Alexandre était passé par nos cuisines pendant trois ans, m’a semblé prenant mais un peu embelli et surtout pas très réel… Ici, ce qui m’a motivé, c’était de pouvoir transmettre à des jeunes qui rêvent cuisine notre passion, et la réalité de tous les jours. Exemple : je les ai emmenés au marché matinal avec moi…”

On ne va pas se mentir : c’est aussi une vitrine extraordinaire pour votre enseigne…

“C’est vrai, mais ce n’est pas ce qui m’a motivé. Après tout, le gagnant, il viendra chez moi ! Pendant un an, ce qui lui permettra de vraiment faire le tour de la cuisine. Maintenant, on est tous très fiers de montrer notre maison, mais je n’ai pas fait ça par publicité. On veut montrer aux jeunes qu’on fait un beau métier, rigoureux et dur, mais beau. Voilà tout…”

Vous avez récupéré les candidats à la quatrième semaine…

“Oui, ils se connaissaient déjà bien, il y avait entre eux une certaine harmonie. Mais, aussi, la compétition, en permanente toile de fond ! Ils ont beau être bleus dans le métier, ils en voulaient. Ils se sont tous donnés à fond.”

Ils ont parfois eu du mal ?

“Je dis toujours à mes enfants : vous êtes en examens deux fois par an, nous, deux fois par jour ! Cette réalité, les jeunes l’ont prise en pleine figure. Surtout que je n’ai pas cherché à être quelqu’un d’autre : on me verra tel que je suis vraiment en cuisine. Le restaurant était ouvert, avec de vrais clients en attente d’une certaine qualité. C’était donc in real life ! Pas le droit à l’erreur. Certains ont eu du mal avec ça, mais c’est en se cassant les dents qu’on apprend…”

Avec les quatre autres chefs de l’émission, il y a aussi un esprit de compétition ?

“Non. On prend toujours plaisir à se voir et à manger l’un chez l’autre. On est tous différents, mais notre métier, celui de la table, reste une fête, il ne faut pas l’oublier. Je dis toujours qu’un chef, c’est un marchand de bonheur. De la réservation au téléphone à la table jusqu’au moment où le voiturier rend sa voiture au client. C’est aussi ce qu’on a voulu montrer aux jeunes…”

Sept apprentis plus une équipe TV, ça fait du monde en cuisine…

“Terrible ! Vingt-deux personnes de plus, ça se remarque. Mais on s’adapte. C’est aussi ça, le métier, une adaptation permanente. Ça a d’ailleurs fait un grand vide, quand ils sont partis…”

Partant pour une éventuelle saison 2 ? Les audiences, positives, permettent de l’espérer…

“Je fonce dedans !”

Interview > Alexis Carantonis

Pour leur quatrième semaine de compétition, c’est au prestigieux Comme chez Soi, à Bruxelles, que nos commis poursuivent leur apprentissage.

Lionel Rigolet, hôte de la RTBF