La mise sous concordat de Boch ne fait pas sourire à La Louvière

LA LOUVIÈRE Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. La cité des Loups entre ses fiches dans le cadre du plan Convergence et obtient plus de 50 millions d'euros. La ville lance en avril l'appel à projets européen pour le projet Boch-Kéramis... Sauf que l'inquiétude grandit : l'un des bastions de l'économie louviéroise, Royal Boch, est en difficulté.

Il a bouclé l'exercice avec une perte de 1,159 million d'euros. Mais le Gouvernement wallon rassure : une augmentation de capital est prévue. Oui mais voilà : en octobre, Royal Boch, qui se dit pressé de voir évoluer le projet de revitalisation (le faïencier doit y aménager le musée de la Faïence, et activer la rénovation des Fours bouteilles), touche le fond.

Le plan de relance a échoué et Royal Boch demande d'abord une aide de trois millions d'euros à la Sogepa. Puis annonce la venue d'un investisseur étranger d'envergure internationale. Les syndicats eux, craignent le pire, et annoncent une fermeture, voire une délocalisation cachées. Quelques jours plus tard, la direction annonce un repli de l'activité.

L'usine se modernisera, mais des 47 travailleurs, il n'en restera plus que 15 à La Louvière. La catastrophe annoncée se concrétise. Pendant ce temps, les biens de la Faïencerie font l'objet d'une saisie conservatoire, au siège administratif de Kontich.

En cause, des factures impayées pour 2.000.000 €. Acculés, les responsables de l'entreprise réclament et obtiennent la mise sous concordat judiciaire. Royal Boch dispose d'un délai de six mois pour refaire ses liquidités. Parmi les pistes possibles : la vente de bâtiments mais surtout la vente de la marque Royal Boch à la Région wallonne si le faïencier montre des garanties.

F. Sch.

La faïencerie devra apporter des garanties en terme d'emploi et de revalidation à la Région si elle veut être reprise.