Nico Dewalque, ancien international du Standard, a toujours eu son franc-parler…

Nico Dewalque a émargé à la défense de la belle équipe du Standard qui, le 3 décembre 1969, à Chamartin, élimina le Real Madrid (2-3) en huitième de finale de la Coupe d’Europe des Clubs champions.

Aujourd’hui entrepreneur de haut vol, cet anticonformiste policé n’a jamais manié la langue de bois : “Mon franc-parler plaît ou non, peu me chaut. Je dis toujours ce que je pense.”

On peut le croire lorsqu’il assure qu’il ne s’est jamais laissé museler : “J’étais un bon client pour les médias. Dans l’ordre de mes priorités, la presse a toujours joui de la préséance sur les supporters qui eux-mêmes précédaient les dirigeants. Je l’ai dit un jour à Roger Petit devant un parterre de journalistes : aucun dirigeant au monde n’aurait pu nous faire taire, Wilfried Van Mœr et moi.

Après un bail de treize ans au Standard, ce Limbourgeois polyglotte, domicilié dans la Cité ardente, a terminé sa carrière au FC Liégeois.

Il avoue : “Je me sens un pur Wallon. Je préfère la mentalité wallonne, plus chaleureuse à celle du nord du pays. Chez les Flamands, tout est calculé et flou, même en politique. À Liège, tu peux aller où tu veux, tu seras toujours bien accueilli. En Flandre, tu te retrouveras très vite seul : la mentalité y est différente.”

Nico Dewalque l’admet bien volontiers : “Quand je jouais, je n’étais pas un fou de foot même si j’adorais être sur le terrain. Parce que j’étais… bon, on me confiait souvent la surveillance du meilleur attaquant adverse : Eusebio, Rivera, Pelé, Van Himst. Avant le match, il m’arrivait souvent de me faire préciser quel joueur exactement je devais tenir…”

Racé, élégant, rapide, habile dans ses montées en ligne, le défenseur limbourgeois a suscité de flatteuses convoitises : “En 1967, j’ai signé un précontrat au Milan AC, qui stipulait que je ne pouvais pas me lier à un autre club pendant deux ans. En 1969, j’aurais pu partir à Majorque, à l’instar de Van Mœr. J’espérais que les frontières s’ouvriraient après le Mondial de 1970. Ce ne fut pas le cas. Le Barça voulait m’attirer en 1971. Le Real fit de même un an plus tard. En vain, hélas. À l’époque, à la charnière des années 60-70, je gagnais 25.000 € par an.”

Aujourd’hui Nico Dewalque est, avec Van Mœr et Semmeling, un assidu de Sclessin. Ses propos décoiffent toujours…

Nico Dewalque sur un chantier? C’est son lot quotidien. À Saint-Trond, son entreprise maçonne les coffrages pour les tribunesdidier bauweraerts