Le gouverneur de la Province a tranché dans la foulée du Conseil d'État

SENEFFE La saga du CPAS de Seneffe prend un nouveau tournant. Le jeudi 22 mars, le conseil de l'action sociale seneffoise a décidé de remettre au secrétaire du CPAS en fonction, Yves Souris, son préavis. Celui-ci n'exerçait plus que des tâches relatives depuis le 29 janvier.

La décision fait suite à l'intervention du gouverneur de la Province de Hainaut, tutelle des CPAS, qui a annulé la dernière nomination du secrétaire, par ailleurs jugée défavorable par le Conseil d'État. "En fonction d'un gentleman agreement, M. Souris travaillait de chez lui, explique Alain Bartholomeeusen, président du CPAS. Il était préférable de fonctionner comme cela. Assumons nos responsabilités, le Conseil d'État dit que nous nous sommes trompés, et le gouverneur a annulé la décision du 15 décembre. Je prends acte. Il était difficile de dire à cet homme, qui a d'abord été receveur, puis secrétaire ff, avant d'être nommé, puis annulé, qu'il serait le responsable administratif du CPAS. Il ne le souhaitait d'ailleurs plus."

La nomination du secrétaire du CPAS de Seneffe a fait l'objet depuis 2000, de près de cinq procédures devant le Conseil d'État. Quatre ont abouties. À chaque fois, Marianne Mairesse redevenait secrétaire faisant fonction, jusqu'à la redésignation suivante du secrétaire démis.

Le conseil de l'aide avait redésigné M. Souris le 15 décembre 2006, lors d'une séance convoquée en urgence, hors délais légaux et avant l'arrêt officiel, tombé le 10 janvier (élément que nous avions dénoncé, Ndlr).

Alain Bartholomeeusen indique avoir longuement rencontré le secrétaire sortant, M. Souris, avant son départ : "À terme, nous ne pouvons pas fonctionner sans un secrétaire nommé, précise le président. Pour l'instant, je ne vois pas d'inconvénient à fonctionner avec la secrétaire faisant fonction, Marianne Mairesse. Les uns et les autres ont assez souffert."

Du côté de l'opposition, le doute reste néanmoins permis. "Même si le départ s'est fait en bonne intelligence, nous souhaitons savoir quelle indemnité ou contrepartie ce dernier recevra", explique Michel Dumoulin (MR).

Il semble toutefois que l'arrivée du nouveau conseil ait placé le CPAS sur la voie d'un consensus. Avec la volonté de faire table rase du passé, qui sait ? Le recrutement du futur secrétaire du CPAS devrait faire l'objet d'un examen. On regrettera toutefois les tensions nées de cette situation, notamment au niveau du personnel. Outre un arrêt de travail en novembre, deux employés ont été licenciés pour des raisons qui n'ont toujours pas été éclaircies.

F. Sch.