INFO PRATIQUE
Dates & horaires
Professionnels : 28 février 2008 de 10h à 18h30 / 29 février 2008 de 10h à 21hGrand Public : Du 1er mars au dimanche 9 mars 2008 / Tous les jours de 10h à 18h30 / 7 mars de 10h à 21h (nocturne)
Cliquez ici pour en savoir plus
1. Construire compact
Cette option – gratuite - ne signifie pas de réaliser de petites constructions, mais bien des constructions disposant d’un volume maximum pour une surface de façade minimum. Un tel concept se révèle alors moins cher à trois niveaux :
- il développe une moindre superficie et donc une moindre surface de façade extérieure ;
- il limite la consommation énergétique (surfaces de déperdition thermiques réduites) ;
- il permet de regrouper rationnellement les espaces chauds et froids.
2. Construire hermétique
Il s’agit de s’assurer que les principaux composants du logement (sols, murs et toitures) soient isolés, aérés et hermétiques. Une telle performance relève uniquement d’une question de détails d’exécution : la qualité de la jonction des différents matériaux.
Dans ce schéma, l’élément principal est l’isolation. La norme belge prescrit une valeur K = 45 (K= 40 à Bruxelles pour le résidentiel). Or, atteindre ce degré, voire un degré supérieur, ne représente qu’un surcoût de 10 à 12 € dans le remboursement mensuel d’un prêt hypothécaire, alors qu’il permet des économies mensuelles de 20 à 25 € sur les frais de chauffage. Le gain est donc immédiatement sensible. Mieux, à plus long terme, il affranchit (partiellement) l’occupant des augmentations du prix de l’énergie. A noter qu’une bonne isolation suppose une aération fréquente gardant sa qualité à l’air.
Haut de la page3. Choisir les (bonnes) techniques
Au-delà du choix de l’éclairage (ampoule économique) ou de l’électroménager (appareils labellisés faible consommation), l’impact majeur dépendra du choix de l’installation de chauffage. Outre la performance de la chaudière (modèle à condensation, modèle HR = Haut Rendement = fonctionnement avec de faibles températures d’eau) il convient également de ‘vivre’ avec la température la plus basse possible en recourant à des options tels les poêles – ils peuvent réchauffer un réseau de radiateurs –, les pompes à chaleur, les panneaux solaires, etc.
La conscientisation à la durabilité – même si elle demeure encore limitée – a entraîné une multiplication et un développement de ces techniques et en conséquence … une baisse de leur prix. Ainsi une chaudière à condensation représentait – par rapport à une chaudière HR- un surcoût de +/- 1500 € au début des années 2000 et ne concernait que 5% du marché. Aujourd’hui ce type de chaudière a conquis une part importante du marché des nouvelles constructions (80%) et son surcoût n’est plus que de 500 € ! Concrètement, comparée à une chaudière HR, une chaudière à condensation, permet des économies de 15 à 16 €/mois sur les frais de chauffage.
Haut de la page
4. Opter pour le renouvelable
Tant en termes de réserves disponibles que d’émissions de gaz à effet de serre (le CO2 que nous essayons de réduire dans le cadre de l’accord de Kyoto), que de coûts, les énergies fossiles sont condamnées à plus ou moins brève échéance (+/- 50 ans).
Or, il existe des solutions permettant d’utiliser, en les associant, les énergies vertes ou renouvelables telles l’énergie solaire et/ou la géothermie (pompe à chaleur). Le succès de cette dernière est manifeste : elle récupère la chaleur de l’air, de la terre ou de la nappe phréatique pour chauffer le logement, voire produire de l’eau chaude.
D’autres sources d’énergie renouvelables (le bois sous forme de pellets ou le biodiesel) constituent des solutions alternatives (*).
(*) Ceux qui ne veulent pas investir dans ce type de techniques, mais néanmoins y contribuer, peuvent choisir l’électricité verte (voir www.vreg.be)
5. Penser valeur et performance
Depuis 2008, tout logement vendu en Flandre doit disposer d’un certificat de prestations énergétiques (des mesures similaires sont en cours d’application dans les 2 autres régions du pays (voir encadré # 1 : Belgique, : 1 ‘E’ pour 3 ‘K’ ). Celui-ci indique la consommation du logement et donne donc une idée claire aux candidats acheteurs de ses frais énergétiques. Par conséquent, un habitat ‘à forte consommation’ pourrait perdre de la valeur car exposé à des investissements ‘durables’ ou à une facture d’énergie plus élevée.
Pour optimiser les performances durables d’un habitat, la mesure la plus évidente est l’isolation de la toiture (+/- 20% de déperdition) et/ou l’isolation des murs creux. Associée à d’autres mesures (vitrages, châssis,…), définie par un audit énergétique, la quantité d’énergie consommée peut ainsi être diminuée de +/- 35%.
SOLWATT : LE SUCCES DU SOLEIL
Adopté par le Parlement wallon le 8 octobre dernier, le plan SolWatt (transformer la lumière solaire en électricité) s‘inscrit en complément du plan Soltherm et vise à promouvoir le photovoltaïque en Wallonie. Pour les particuliers, le plan SolTherm existe en effet depuis 2004 et soutient le solaire thermique (les chauffe-eau solaires), mais rien n'existait en matière d'électricité durable à destination des particuliers et des PME. Par cette initiative, la Région wallonne propose une série de mesures et d’incitants financiers dont une prime de 3 500 € pour les particuliers faisant le choix du photovoltaïque. Dans ces conditions, une installation photovoltaïque performante sera amortie en 5 à 6 ans. Elle générera de la plus value par la suite.
Info. : http://energie.wallonie.be - 078/15 00 06
Haut de la page
6. Investissements + primes = économies
Un calcul rapide sur les consommations d’eau potable, d’électricité et de gaz naturel relevant de techniques durables, démontre les retombées financières et écologiques favorables d’un tel investissement.
Par ailleurs, les autorités et les gestionnaires de réseaux encouragent de nombreuses mesures d’économie d’énergie assorties de primes et d’avantages fiscaux, p.ex. : programme ‘Soltherm’ en Wallonie (voir encadré : Soltherm, qui et comment ?) ou ‘Elke dag ZONdag‘en Flandre. Les primes ont pour but de lancer de nouvelles techniques ou systèmes tout en allégeant sensiblement l’investissement du consommateur. Ces primes sont annulées dés que la mesure subventionnée connaît un succès satisfaisant (p.ex. : l’annulation de la prime pour le placement de vitres à haut rendement a eu pour conséquence de baisser les prix de ce type de vitrage.)
SOLTHERM : QUI ET COMMENT
Le plan d’action SOLTHERM vise à créer et développer le marché des chauffe-eau solaires en Wallonie en aidant les particuliers lors de l'installation de tels systèmes.Public :
Toute personne physique ou morale, publique ou privée à l´exception des bénéficiaires (qui introduisent une demande de subsides pour le même objet) de l´Arrêté du Gouvernement wallon du 10 avril 2003 (UREBA) relatif à l´octroi de subventions aux personnes de droit public et aux organismes non commerciaux pour la réalisation d'études et de travaux visant l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments.
Montant :
1.500 € pour toute installation présentant une surface optique allant de 2 m² à 4 m² et un supplément de 100 € est prévu par m² de surface optique supplémentaire. Le montant total de la prime ne peut excéder 6.000 € et le cumul avec toute autre subvention est autorisé pour autant que le montant total perçu n'excède pas 75% du montant total de l'investissement.
Pour les ménages, cette prime est cumulable avec la prime octroyée par les provinces et les communes et avec une réduction d'impôt.
Dans le cas d'installations collectives destinées à alimenter plusieurs logements individuels
L'installation collective est considérée comme étant équivalente à autant d'installations individuelles qu'il y a de logements individuels desservis. Une installation individuelle devant comporter au minimum 2 m² de surface optique, le nombre maximum d'installations individuelles équivalentes ne peut en aucun cas dépasser la moitié du nombre de m² de surface optique de capteur solaire installé.
Dans le cas particulier des maisons de repos ou des résidences-service
L'installation collective est considérée comme étant équivalente à autant d'installations individuelles qu'il y a de lits à résidence. Une installation individuelle devant comporter au minimum 2 m² de surface optique, le nombre maximum d'installations individuelles équivalentes ne peut en aucun cas dépasser la moitié du nombre de m² de surface optique de capteur solaire installés. Dans les autres cas d'installations ne desservant pas du logement
On considère qu'il s'agit d'une seule installation individuelle.
Info :
Guichets de l'énergie (ouverts de 9h à 12h ou sur rendez-vous) 078/15.15.40 (centrale)
7. L’exemple du tertiaire
Le coût de la construction ou de la transformation ne peut être évalué en fonction du seul investissement initial. L’empreinte écologique globale, à savoir les frais d’utilisation, d’entretien, de traitement après la démolition, doit également être pris en compte. Certains matériaux peuvent se révéler moins chers à l’achat, mais plus coûteux en consommation ou en entretien…et pousser le coût total à la hausse.
Le secteur de l’industrie et du bureau l’a compris. On voit ainsi apparaître des formules de construction où l’architecte, le bureau d’étude et l’entrepreneur collaborent dès le début du projet pour maîtriser les frais. Généralement, ces parties assurent également l’entretien du bâtiment après la réalisation, c’est pourquoi elles veillent aussi aux frais d’utilisation et d’entretien. En sachant que le secteur de la construction de logements particuliers a appliqué plus d’une fois les enseignements du tertiaire, il dispose là d’indications intéressantes pour envisager la construction sous un nouvel angle.
CO2 NEUTRE
Dans un contexte de préoccupations environnementales (à quoi bon gérer au mieux un patrimoine pour nos enfants et petits-enfants si notre planète devient invivable ?) une institution financière belge (*) a décidé d’agir concrètement en faveur d’un meilleur environnement et s’est engagée directement ou indirectement dans plusieurs projets allant dans ce sens. Elle a notamment décidé de devenir CO2 neutre.
Partant du principe que l’on contrôle mieux ce que l’on mesure concrètement, la Banque a demandé un audit de son impact climatique. Pour ce faire, elle a fait appel à la société belge CO2logic. Celle-ci recourt à la méthode du Bilan CarboneÒ de l’ADEME (l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).
Cet audit a permis d’identifier l’impact CO2 de la Banque au cours de l’exercice 2006-2007. Elle dispose désormais d’un outil lui offrant une vue d’ensemble sur ses émissions. Cela lui permettra de prendre des décisions ciblées et en connaissance de cause.
En plus des mesures prises pour réduire ses émissions de CO2, il a également été décidé de compenser ces émissions de gaz. Il s’agit d’un mécanisme prévu dans le cadre du Protocole de Kyoto. Ici aussi il a été fait appel à l’expertise de CO2logic et aux projets de réduction de CO2, certifié par les Nations-Unies. Le projet écologique et durable soutenu par la banque est situé en Inde. Il valorise les déchets agricoles des fermiers locaux afin de produire de l’électricité propre et renouvelable.
A propos de CO2logic
CO2logic est la première entreprise belge active dans la compensation de CO2. Elle informe les particuliers et les entreprises des émissions de gaz carbonique qu'ils occasionnent et leur donne la possibilité de réduire leur impact sur le changement climatique en devenant CO2 neutre.
(*) Banque Degroof
8. Life Long Living : vivre c’est changer de besoins, pas nécessairement d’habitat !
Pour acheter une maison ou en concevoir les plans, les choix sont fortement déterminés par la situation familiale actuelle : un jeune couple avec enfants fera une grande différence entre l’achat d’un appartement ou d’une maison avec jardin.
En moyenne, les enfants restent chez leurs parents pendant 20 ans alors que ceux-ci vivent dans leur maison pendant 50 à 60 ans. Quid donc de l’espace devenu libre ?
En travaillant selon un plan de base flexible, il conviendra d’organiser les pièces de telle sorte qu’elles puissent être ultérieurement réunies et bénéficier de nouvelles fonctions (un bureau ou une remise peuvent devenir une chambre, une remise jouxtant une cuisine peut facilement être transformée en salle de bains, etc.)… si le cas est prévu lors de la construction. La flexibilité signifie également d’abandonner les concepts de logement et les idées traditionnels :
- regrouper toutes les fonctions importantes – cuisine, salle de bains, salle de séjour et une chambre – sur un même niveau ;
- si le logement est compartimenté, chaque compartiment (p.ex. : un étage) disposera de sa propre entrée, d’une salle de bains et d’une salle de séjour ;
- placer des hourdis ou des dalles sur toute la largeur ou la longueur du logement. Grâce à cette portée importante, les murs internes pourront facilement être enlevés ou déplacés. Cela implique une structure murale légère et l’absence de canalisation dans ces parois ;
- installer des techniques flexibles pour simplifier l’introduction de la domotique, de capteurs lumineux, de prises à la bonne hauteur, d’un vidéophone, …
9. Utiliser les richesses avec parcimonie
Celui qui construit ou transforme son habitation occupe un espace, utilise des matières premières et consomme de l’énergie et de l’eau. Ce faisant, nous endommageons notre environnement. Selon le principe de la construction durable, il convient de répondre à nos besoins sans compromettre les ressources des générations futures.
Comment ?
Le respect de ce principe signifie d’abord une utilisation rationnelle du terrain et suppose un aménagement du territoire et un urbanisme considérés dans le long terme (en d’autres mots, dégagés des contingences politiques fluctuant au rythme des élections). En effet, nos décisions d’aujourd’hui ont des conséquences à 20 ans en ce qui concerne les techniques, à 50 voire 80 ans pour ce qui est de la structure du bâtiment et à plusieurs siècles pour ce qui est de l’urbanisme (p.ex. : la structure actuelle de Bruxelles remonte au Moyen-Âge et aux décisions de Léopold II).
Une utilisation optimale de l’espace (= une réduction de l’incidence du bâti sur l’environnement) devra prendre en considération la mobilité, l’accessibilité et la nature :
- A petite échelle, cela se concrétise par des jardins communs ou le respect des espaces verts d’un lotissement. De même, un nouveau lotissement peut être conçu en conciliant au mieux l’orientation et la vie privée. Toutes les salles de séjour peuvent être orientées au sud sans que cet avantage ne soit pas un inconvénient privatif ;
- A grande échelle, des installations communes ou des fonctions commerciales dans les environs des quartiers résidentiels réduisent les distances entre les divers aménagements. C’est le principe dense = durable (voir encadré : La parabole du livreur de pizza).
10. Du berceau au …berceau
Il existe plusieurs niveaux de recyclage et de réutilisation des matériaux et énergies. Ces phénomènes sont aussi connus sous le nom du principe ‘cradle-to-cradle’ (du berceau au berceau).
Au niveau supérieur figure la rénovation ou réutilisation d’un bâtiment existant. Dans ce cas la ré-affectation de l’immeuble passe essentiellement par l’implantation de nouvelles techniques.
Pour ce qui concerne les nouvelles constructions, les bâtiments peuvent être conçus afin d’être réutilisés de manière flexible (p.ex. : utilisation d’ossatures modulaires déjà en application dans les immeubles de bureaux.)
Il en va de même des matériaux. Le papier, le verre mais aussi l’acier, l’aluminium, le PVC, etc. peuvent être recyclés et réutilisés quasi à l’infini. Il reste que tous ne peuvent répondre de ce cycle, certains produits (p.ex. : béton) perdant de leur qualité en cas de réutilisation. Pour ceux-là il s’agira donc de choisir des matériaux faciles à monter/démonter afin de les ramener ainsi à leur niveau d’origine et boucler la boucle du recyclage.
11. Fonctions ancillaires : eau de pluie
Un autre aspect environnemental important est la sur-utilisation de l’eau potable pour des fonctions peu nobles tels WC, arrosage, lave-linge, lavage voiture, etc. alors que l’utilisation de l’eau de pluie (investissement minimal pour une citerne et une pompe) y serait mieux appropriée. La réutilisation de l’eau de pluie présente un autre avantage : celle-ci n’est plus évacuée directement vers les parties basses des terrains et atténue ainsi les risques de dégâts (inondations). A défaut de citerne, une évacuation trop rapide de l’eau de pluie et une infiltration de l’eau dans le sous-sol peuvent être évitées en choisissant un revêtement perméable (gravillons, dolomite, klinkers perméables).
(Source : Centrum Duurzaam Bouwen - Centre de la Construction Durable)
LES ‘RURBAINS’ ou LA PARABOLE DU LIVREUR DE PIZZA
L’urbanisation diffuse aussi appelée ‘rurbanisme’ (elle cherche à cumuler les avantages de la ville avec ceux de la ruralité), loin de bénéficier à la nature a pour effet d’accroître la pression humaine sur l’environnement. Considérez une ville compacte dans laquelle 100 habitants vont à pied acheter leur pizza au coin de la rue. Considérez ensuite un modèle urbain diffus. Les mêmes 100 habitants résident dans des maisons individuelles généralement isolées et commandent leur pizza via Internet. Il faut alors cent livraisons motorisées pour acheminer ces 100 pizzas aux 100 habitations isolées. Quel est le modèle le plus écologique ?(Source : A. Berque – EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales – France)

