Buzz Delphine Boël a saisi lundi le tribunal de première instance de Bruxelles afin d'obtenir l'ADN des membres de la famille royale pour tenter de prouver qu'elle est bien la fille naturelle du roi Albert II. 

Dans le communiqué de presse transmis jeudi par l'un de ses avocats, Delphine Boël indique qu'elle est victime de différentes formes de discriminations depuis que le fait qu'elle soit la fille naturelle du roi Albert a été publiquement révélé en 1999. Elle cite notamment des comptes en banques fermés ou des interférences dans son travail. Elle explique qu'elle tente depuis de nombreuses années de renouer le contact avec le Roi. 

"J'ai essayé de relancer la communication avec Albert par des lettres, via des leaders religieux et d'autres intermédiaires privés afin de normaliser notre situation. Tout a échoué." Etant donné qu'aucune de ses initiatives privées n'a été couronnée de succès, Delphine Boël a décidé d'emprunter la voie judiciaire. "Je me suis résolue à prendre la décision de faire appel aux tribunaux civils afin d'apporter un peu de clarté et de transparence", écrit-elle. 

Delphine Boël conclut en estimant que cette action en justice ne fera sans doute pas cesser les discriminations à son encontre ne lui permettra pas de renouer de bonnes relations avec le Roi, "mais avec des preuves ADN, mon identité sera certaine". L'affaire a été reportée au 25 juin par le tribunal de première instance de Bruxelles. 

La société de Delphine Boël dans le rouge 

La société de Delphine Boël, Deljim, est dans le rouge, rapporte jeudi la RTBF sur son site internet, sur base d'informations de l'économiste et spécialiste de la famille royale Thierry Debels. 

La société Deljim, fondée par Delphine Boël et son compagnon en 2004, soit un an après l'installation du couple en Belgique, commercialise des oeuvres d'art. Elle appartient à 99% à Delphine Boël et est chargée de vendre ses oeuvres, écrit la RTBF. Mais "cette société ne va pas bien du tout", selon le spécialiste de la famille royale Thierry Debels. "C'est une société qui accumulé les pertes pendant des années."

Selon la chaîne publique, Deljim se trouve aujourd'hui en situation de faillite virtuelle. Ses comptes 2010 font apparaître 12.000 euros de pertes. En 2011, la société accuse 41.000 euros de pertes et un montant de 1.576 euros dû à la sécurité sociale.

M. Debels ajoute que Delphine Boël a pour but de retourner vivre en Angleterre, "surtout pour ses deux enfants".