Divers Un post Facebook particulièrement corrosif, destiné au "militant vegan qui a saoulé tout le wagon bar du train" fait réagir sur les réseaux sociaux. Attention, ça pique...

C'est, au départ, une simple publication Facebook. Qui fait ce que le réseau social permet de faire au quotidien : exprimer un point de vue sur un phénomène de société, le véganisme en l'occurrence. Mais la publication publique du Français Jean-Baptiste D., répondant par écran interposé au militant vegan qui l'a indisposé lors d'un récent voyage en train, est en pleine phase de viralisation - preuve qu'elle touche un point sensible, ou, à tout le moins très clivant de notre société.

L'auteur s'y montre très cru (sans mauvais jeu de mots) et corrosif, d'entrée de jeu : "Message à l’attention du militant (sic) vegan qui a saoulé tout le wagon bar du train ce matin.Je ne te reproche pas d’être névrosé au point de faire bouffer à ta famille de la chlorophylle par kilos entiers ni même de surjouer ton dégoût au point de faire comme si tu étais à la morgue devant le corps d’un proche à la vue d’un jambon beurre. Je ne te reproche pas non plus de t’indigner davantage de l’élevage de poules pondeuses que des camps de concentration en Corée du Nord. En réalité je t’en veux parce que d’abord tu m’as gavé pendant 2h dans ce train bondé mais surtout parce que tu voudrais que tout le monde adopte ton régime alimentaire de lapin de Garenne et ton éthique en bois. Je suis désolé de ne pas pousser des cris à la vue d’une paire de chaussures en cuir, de ne pas signer de pétition demandant la criminalisation du métier de fourreur ou encore de ne pas me couvrir de cendres en signe de pénitence à chaque fois que j’écrase un scarabée. Je suis désolé d’être plus choqué par les images de massacres au Yémen que par une photo d’un étal de poissonnier. Excuse moi de ne pas verser de larme quand je pense aux canaris en cage ni de vomir devant du boudin noir."

Il poursuit sa diatribe : "Depuis que l’homme est homme il bouffe de la viande et je ne comprends pas quel genre de gourou a pu te convaincre un jour que tu étais plus malin que les plus de cent milliards d’hommes qui ont vécu sur terre avant nous. La plus petite dose d’humilité mélangée à la plus petite portion de réalisme devrait te persuader du contraire. L’humilité pour te convaincre que tu ne changeras pas l’humanité avec tes discours en carton dans un wagon restaurant et le réalisme pour te persuader que tout ce que tu gagnes dans l’histoire, c’est ton teint blafard et ta santé de chèvre pakistanaise en période de sécheresse."

Dans son estocade assénée à celui qu'il assimile à Aymeric Caron (précisons que l'auteur n'est absolument pas concerné par cette mésaventure), il questionne :

"Si la vie d’une putain (sic) de guêpe vaut autant que celle de ton gosse, que fais-tu si une de ces saloperies le pique ? Tu la laisses finir ou tu la défonces comme n’importe quel être normalement constitué depuis la nuit des temps ?"   Mais encore : "La science nous permet aujourd’hui de savoir que les animaux sont des êtres sensibles j’en conviens. Mais qui nous dit que la Science n’avancera pas aussi demain sur la sensibilité des plants de tulipe, de la vigne vierge ou de la laitue ? Que boufferas tu alors ? De la caillasse ?"  Dernier pour la route : "Pourquoi, alors que tu es persuadé que l’élevage n’est ni plus ni moins qu’une forme de régime concentrationaire, ne t’élèves tu pas avec plus de force et de courage contre cette abomination ? Si vraiment tu considérais au fond de toi qu’un bac de crevettes au super marché est une sorte de génocide des temps modernes, ne penses tu pas que tu ne te contenterais pas de ne pas en manger pour lutter contre ce crime contre la crevetité ?

Conclusion, sur le même mode offensif : "Alors si par hasard on se croise à nouveau dans ce train, s’il te plaît, ferme bien le sac à compost qui te sert d’orifice buccal pour éviter de réveiller chez moi d’autres penchants que mon goût pour la bidoche. Et n’oublie surtout pas que tu auras beau essayer de modifier la chaîne alimentaire, à l’arrivée, quand tu seras passé de vie à trépas, elle reprendra ses droits et te fera comprendre de la plus poétique des manières que ton combat est inutile, en envoyant une colonie d’asticots manger de la viande... ta viande."

Partagée plus de 8000 fois et largement commentée, le post a valu à son auteur les réactions d'une "horde de leguminati qui se déchaîne dans les commentaires", a encore noté, dans une mise à jour de son coup de sang, Jean-Baptiste D.