Divers Les faits remontent au 28 janvier dernier à Bouligny (Meuse) et résultent d'une dispute au sujet d'une conquête amoureuse.

Comme le révèle l'Est républicain, Kevin, 24 ans, a été condamné par le tribunal correctionnel de Verdun à deux ans et demi de prison ferme pour avoir mis le feu aux parties génitales de Stéphane (prénom d'emprunt).

Jugé en comparution immédiate, le tribunal a retenu trois circonstances aggravantes : la préméditation, la réunion et l'arme. En effet, après une dispute sur Snapchat et une première bagarre à mains nues, les deux hommes s'étaient donné rendez-vous pour en découdre après un conflit amoureux. Si Kevin a expliqué devant les juges qu'il avait "peur", ceux-ci ont retenu à son encontre l'utilisation d'une bouteille en plastique remplie d'essence.

Il s'agit en effet bien de cette arme que le prévenu a utilisée pour arroser de carburant son rival. "Je l'ai aspergé et je l'ai brûlé" explique Kevin, qui utilisait comme défense les coups donnés par Stéphane à son encontre. Présent avec son père sur les lieux, Kevin prend la fuite et laisse la victime se débattre alors que des amis préviennent la gendarmerie.

Condamné à six mois pour complicité, le père du prévenu a nié. "Je ne savais pas qu’il avait cette bouteille dans la voiture ! Jamais je n’aurais cautionné ça. Quand je l’ai vu prendre feu, j’ai eu vraiment peur."

De fait, Stéphane souffre aujourd'hui de brûlures aux premier et deuxième degrés au niveau des poignets, de l'aine et de la verge. Des blessures, graves et évolutives comme l'affirmera le médecin légiste, qui l'ont mis en incapacité totale de travail pour une durée de vingt jours.