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Pendant plus de dix ans, Laurence Cottet a été alcoolique. La route vers la sobriété a été pour elle un combat titanesque. Aujourd'hui elle raconte.

On le sait, l'été rime souvent avec la fête, qui se traduit souvent une consommation d'alcool plus élevée que d'ordinaire, particulièrement dans des périodes de réjouissance comme la Coupe du monde qui s'achève ou la fête nationale qui approche.

Mais si pour beaucoup, boire de l'alcool rime avec festivités, pour d'autres, cela s'apparente davantage à un cauchemar quotidien. C'est le cas par exemple de Laurence Cottet, cadre supérieure au sein du groupe français Vinci. Comme elle le raconte au média numérique Brut, son alcoolisme a duré plus de dix ans. 

" J'avais toujours une flasque de vodka orange dans mon sac", raconte-elle, non sans omettre ses techniques pour masquer l'haleine éthylique auprès de ses proches : des grains de café et des chiques mentolées.

Se sortir d'une telle addiction n'est pas simple du tout : " Un jour on se rend compte que si on n'a pas sa dose d'alcool, on ne va pas survivre. Si je n'ai pas ma dose d'alcool, je suis bourrée d'angoisses", poursuit Laurence Cottet. Boire donnerait donc l'illusion de rester en vie. 

Et pour rester discret, une organisation secrète s'impose : " Une journée-type en ce qui me concerne, c'est d'abord de regarder mon planning de travail et de me dire "quand est-ce que je vais pouvoir boire ?""

Un jour, à l'occasion des voeux de la nouvelle année dans son entreprise, Laurence Cottet a eu le déclic pour arrêter. Après une longue thérapie, elle est désormais sobre. Désormais, elle se bat pour que son histoire n'arrive pas aux autres, en particulier les femmes, plus vulnérables que les hommes, notamment au niveau de l'image sociale.

Et de conclure en rappelant que, si pour le tabac, tout a été mis en place pour ne pas commencer et pour arrêter, en matière d'alcool, " tout reste à faire."