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La Princesse a reçu un ruban rouge, symbole de la solidarité avec les victimes de la maladie

ANVERS Lorsque l'on est atteint par le virus du sida, la vie revêt souvent la forme d'un combat quotidien. Une lutte à laquelle a tenu à apporter son soutien la princesse Mathilde, en se rendant hier à l'Institut de médecine tropicale. Pendant toute la matinée, elle a rencontré des chercheurs, visité des laboratoires, avant de s'entretenir finalement avec plusieurs malades, auxquels elle a apporté espoir et réconfort.

Le choix de l'Institut de médecine tropicale n'est évidemment pas innocent. L'établissement anversois jouit d'une réputation internationale dans le domaine du sida et collabore avec de nombreux pays étrangers. Quelque 600 patients contaminés par le virus y sont traités et les équipes de recherche travaillent notamment sur un vaccin, qui a d'ailleurs déjà été testé - avec succès - sur des singes.

Mais, au-delà de l'aspect scientifique, c'est surtout la problématique humaine accompagnant la maladie qui intéressait Mathilde. La Princesse s'est entretenue avec le personnel sur ce qui était fait concrètement sur le terrain en matière de prévention. Elle a également posé des questions sur la transmission du virus HIV de la mère à l'enfant ou encore sur le préservatif.

Le point d'orgue de la visite restera cependant sa rencontre avec quatre patients séropositifs. Celle-ci s'est déroulée à l'abri des caméras pour préserver le maximum d'intimité. Mathilde a ainsi pu parler avec une femme belge, une autre femme d'origine africaine, un jeune homosexuel et, enfin, un jeune hémophile, Tristan, contaminé à l'âge de 3 ans. Personne n'a assisté à cette rencontre, mais Mathilde en est ressortie particulièrement émue. A la fin de la visite, Tristan est apparu devant les journalistes pour remettre à Mathilde un ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida et de la solidarité envers les victimes de cette terrible maladie.

Un soutien moral

Pour le directeur de l'Institut, professeur Bruno Gryseels, cette visite était, en tout cas, particulièrement importante. `Il est capital qu'on consacre de l'attention à cette problématique au plus haut niveau. Car c'est une véritable apocalypse qui se prépare. On a notamment besoin de moyens supplémentaires pour continuer à mener nos travaux.´

Bruno Gryseels ne tarissait par ailleurs pas d'éloges pour la Princesse, qui l'a fortement impressionné par ses connaissances. `On sent qu'elle a une formation paramédicale et qu'elle s'intéresse vraiment à ce combat. Cette visite constitue aussi un soutien moral pour les patients et notre personnel. Elle a été particulièrement impressionnée par le courage dont font preuve les malades et la façon dont ils positivent les choses.´

Par sa présence Mathilde aura ainsi rappelé à tous que la lutte est loin d'être finie