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La princesse Estelle montera un jour sur le trône de Suède. Dans quelques décennies, les monarchies européennes compteront une Reone et un prince consort…

Une Estelle est née un jeudi matin, à Stockholm. Aujourd’hui, elle porte le titre de princesse. Et dans plusieurs décennies, selon toute logique, elle veillera sur son pays. On évoquera alors la reine Estelle, Silvia (prénom de l’épouse de l’actuel roi Carl Gustav), Ewa, Mary, née de l’union de Victoria de Suède et de son roturier de mari, Daniel.

La princesse Estelle est donc appelée à régner un jour sur la Suède, en prenant la succession de sa mère. La princesse héritière Victoria montera un jour sur le trône, en remplacement de son père, Carl XVI Gustav. C’est d’ailleurs l’actuel souverain qui a annoncé publiquement les prénoms de sa première petite fille. “Son premier prénom est Estelle suivi, bien sûr, par Silvia, puis par Ewa et finalement par Mary”. Quant au prénom Ewa, il s’agit de celui de sa grand-mère paternelle. Ajoutant que la jeune princesse prend d’emblée le titre de Duchesse d’Östergötland, une région dans le sud-est de la Suède.

L’enfant était très attendu en Suède, depuis le mariage de la princesse héritière, à 34 ans, avec son ancien professeur de gymnastique, Daniel Westling, le 19 juin 2010. Estelle est donc devenue le 23 février seconde dans l’ordre de succession au trône sudéois après sa mère.

Et, comme le veut la tradition, la nouvelle princesse a été présentée formellement vendredi matin au Premier ministre Fredrik Reinfeldt, au président du Parlement Per Westerberg, au chef de la Maison royale Svante Lindqvist et à la Dame d’honneur de la reine, Alice Trolle-Wachtmeister.

L’avenir de la Suède s’annonce désormais rose bonbon. Comme celui d’autres dynasties européennes. La Maison Bernadotte s’est ainsi féminisée, à l’instar des couronnes espagnole, hollandaise ou même belge. Dans ces trois pays, le couple héritier a donné naissance à un premier enfant de sexe féminin. Les règles de primogéniture ont donc, en conséquence et, surtout, par nécessité de modernisme, été revues.

Récemment, même la Grande-Bretagne a tenu à modifier la loi salique, permettant dans le futur au futur enfant (toujours espéré mais jamais annoncé) du prince William et de Catherine Middleton de monter sur le trône, quel que soit son sexe.

En Espagne, à la naissance en 2005 de l’infante Leonor, l’aînée du couple princier des Asturies, sa future accession sur le trône a été permise. Aux Pays-Bas, la princesse Catharina-Amalia, née en 2003 du mariage entre le prince héritier Willem Alexander et Maxima, est appelée à porter un jour la couronne d’Orange Nassau.

À l’image de la Belgique, et de sa princesse Elisabeth (seconde dans l’ordre de succession), les monarchies européennes prendront des allures très féminines dans quelques décennies.



© La Dernière Heure 2012