Sports Mis en examen dans l’affaire du chantage à la sextape dont a été victime Mathieu Valbuena, Karim Benzema est depuis banni de l'équipe de France. 

Il s'est livré dans une interview accordée à France Football et publiée sur le site de L'Equipe et dans laquelle il n'y va pas de main morte. Il semble encore lui en vouloir.

"À l'entendre au départ, je suis une racaille, je l'ai menacé, je lui ai fait peur, tout ce que tu peux inventer". "Et, là, il veut rejouer avec moi! (...) Mais il se fout de la gueule du monde! Il a pété les plombs ou quoi!", s'emporte-til. "Tout ça vient de lui, cette affaire de sextape. Il avait juste à dire la vérité sur ce qui s'est vraiment passé. Derrière, il n'y aurait pas eu tout ça. Il continue à jouer sur plusieurs tableaux."  Pour rappel, le joueur lyonnais expliquait la semaine passée qu'il se voyait rejouer avec l'attaquant du Real Madrid.

Karim Benzema évoque en outre, le fait que François Hollande et Manuel Valls aient pris fait et cause dans cette affaire. "Quand ton nom est cité par le Premier ministre puis par le président de la République, ça devient compliqué. J'ai l'impression qu'on prend mon nom, qu'on le manipule dans tous les sens pour d'autres raisons que le foot et qu'on me fait passer pour quelqu'un que je ne suis pas. C'est difficile quand même ! Il faut résister. Ce sont des moments durs. Mais j'ai déjà connu des passages comme ça, où rien n'a été facile pour moi. Mais, après, quand on veut t'abattre..."

Le joueur du Real affirme, malgré tout, n'avoir pas l'intention de tirer un trait sur la sélection tricolore. "C'est vrai que ce serait plus facile aujourd'hui de dire : j'arrête. De dire ça parce que j'en ai assez vu et entendu ! Ça arrangerait aussi beaucoup de monde que je prenne cette décision... Mais je reste à la disposition de l'équipe de France. Le sélectionneur le sait. Sportivement, je suis quasiment au maximum. Ça me ferait vraiment plaisir de revenir en Bleu. J'irai toujours en équipe de France avec la même motivation."