Sports Justine Henin et quatre Anderlechtois ont visité la Foire du Midi avec des jeunes de familles défavorisés ou malades.

"Le sourire de ces enfants nous fait chaud au coeur"

C’est devenu une tradition à Anderlecht : au mois d’août, une délégation de joueurs rend visite à la Foire du Midi à Bruxelles. Cette année-ci, le Sporting avait eu la bonne idée d’inviter des dizaines de jeunes de sa Fondation Constant Vanden Stock à accompagner leurs idoles, qui étaient Conte, Leya Iseka, Sylla et Guillaume Gillet.

Le Fondation Vanden Stock (une initiative de Kiki, l’épouse du président), qui vient en aide à plus de 200 jeunes Bruxellois défavorisés et qui les encourage - notamment via des entraînements de football - à aller à l’école, n’était pas la seule à répondre à l’appel.

Justine Henin et sa Fondation Justine for Kids - qui soutient des enfants gravement malades - étaient également présentes avec des enfants à qui elle a offert un après-midi inoubliable.

Tout au long de la visite, Henin s’est montrée très préoccupée par le sort des enfants.

"C’est important de leur offrir une bouffée d’oxygène pour qu’ils sortent un peu du quotidien, dit-elle. Cet après-midi leur permet de rêver, et c’est ce qu’on aime tous faire. Leurs sourires me procurent la plus grande joie."

Plus elle s’investit dans son association, plus elle se dit qu’une défaite ou une victoire au tennis, ce n’était que relatif.

"Quand je vois ces jeunes enfants se battre pour survivre, je me rends compte de ce que sont les choses essentielles dans la vie."

Les Anderlechtois, eux aussi, gâtaient leurs petits fans. "Ce sourire qu’ils ont sur leur visage et les étincelles dans leurs yeux me font chaud au cœur, dit Leya Iseka. Moi, je viens d’un quartier de Molenbeek. J’ai vu des enfants vivre dans la pauvreté. Moi, j’ai pu réaliser mon rêve en devenant footballeur pro. Mais beaucoup d’autres n’ont pas cette chance-là. À eux, je conseille une chose: n’abandonnez pas l’école. Un diplôme, c’est très important ! Moi, je suis des cours privés à Anderlecht pour aller au bout de mes études."

La Foire du Midi lui laisse de bons souvenirs. "Avec Michy (Batshuayi, son frère) et le reste de la famille, on venait souvent à cette Foire. On mangeait des beignets. Et j’adorais aller dans les attractions. Ma préférée ? Le Booster (actuellement La Turbine). Non, je n’ai peur de rien."

À l’époque de Vanden Brom, Gillet avait déjà montré qu’il était un casse-cou au niveau des attractions. "Quand je n’ai pas mangé, j’ose aller dans tout", sourit Gillet après une séance de dédicaces. "Plus ça va vite et ça fait peur, plus j’aime. Mais on est évidemment surtout ici pour ces enfants. Depuis que je suis papa, je suis encore plus ému quand je rends visite à des enfants gravement malades."

Les Guinéens Conte et Sylla savent ce que c’est, la pauvreté.

"Dans notre pays, c’est encore pire qu’ici, dit Conte. Beaucoup d’enfants ont à peine de quoi se nourrir. Je vis très modestement en Belgique afin de garder de l’argent pour offrir à des enfants pauvres quand je rentre au pays. Je distribue jusqu’à 300 euros par jour."

Sylla confirme. "C’est dans la culture africaine. On gagne bien notre vie, on est populaires, on aide donc où on peut. Moi, il m’arrive même de distribuer 500 euros par jour."


Justine Henin: "À 5 ans dans les bras de Grün"

Justine explique le début de son amour pour Anderlecht.

Justine n’a pas choisi pour rien la présence des Anderlechtois pour aller à la Foire : elle est fan du Sporting. "Depuis mes cinq ans !", dit-elle.

Expliquez-nous ?

"J’avais visité le Stade Vanden Stock avec l’école de mon frère. J’avais même croisé Georges Grün. Il m’avait pris dans ses bras. Je n’ai jamais vraiment eu de joueur préféré, mais Anderlecht a toujours été le club de mon cœur."

Allez-vous souvent au stade ?

"Une ou deux fois par an. Je suis un peu moins le foot belge qu’avant. Sauf les Diables Rouges, évidemment."

Vous rappelez-vous de votre série de penalties, en 2009 ?

"Oui ! Pour une émission télé. J’avais marqué, hein ? (elle en avait mis quatre sur cinq à Davy Schollen) "

Si vous n’aviez pas été joueuse de tennis mais joueuse de football, à quelle position auriez-vous joué ?

"À celle de centre avant. J’ai toujours été une attaquante, hein. (rires) "


Conte n’oubliera plus jamais l’Air Maxxx

En arrivant à la Foire, Conte nous avait promis une chose : "Je ne vais pas dans les attractions vertigineuses. Quand je jouais en réserves à Gand, je suis venu ici. J’étais malade en sortant d’un de ces trucs."

Après un petit tour sur le manège pour les plus petits et une visite à la maison d’horreur, Conte a quand même osé monter dans l’Air Maxxx, une attraction pour les plus audacieux.

Avant le départ, il posait avec un grand sourire devant les photographes. Mais dès que son siège le soulevait et le secouait de gauche à droite à une vitesse angoissante, le Guinéen n’en pouvait plus. Capuche sur la tête, yeux fermés, il priait pour que la séance se termine. Assis à côté de lui, Sylla faisait carrément signe qu’il fallait arrêter. En vain.

Après une nouvelle série de cumulets, Conte est sorti en vacillant. "Merci, Aaron, lançait-il à Leya Iseka. Tu m’avais dit que ce n’était pas trop effrayant. Je ne me sens pas bien."

Conte a dû s’asseoir pendant quelques minutes pour se remettre de son aventure. Heureusement, il n’avait pas mangé de beignets avant de monter à bord…