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Après sa victoire en Equateur, l'Argentine fait donc partie des 23 premières équipes à s'être qualifiées pour la Coupe du monde 2018 en Russie et sera de surcroît dans le premier chapeau. Le match des hommes de Jorge Sampaoli à Quito à près de 3000 mètres d'altitude constituait LE match à enjeu de la dernière journée.

Et tout avait commencé de la pire des façons pour la bande à Messi. Après seulement quarante secondes de jeu, l'Equateur, déjà éliminé, ouvrait la marque par Ibarra après avoir eu tout le loisir de traverser une défense aux abonnés absents. Le reste, on le connaît c'est un festival de Leo qui a sauvé une nation d'un camouflet historique.

Si on dit que les grands joueurs se révèlent dans les moments importants, l'attaquant du FC Barcelone a prouvé une fois de plus qu'il faisait partie de ceux-là. A lui seul, le numéro 10 a soulevé les foules argentines.

Il n'aura en effet eu besoin que de onze minutes pour remettre les finalistes en titre dans le match en poussant du bout du pied un centre de Di Maria, après avoir été à la base de cette première action décisive de l'Albiceleste.

S'en suivront deux autres buts de la pulga. Sur le deuxième, huit minutes après l'égalisation, il sent bien le coup en allant presser un défenseur pour lui récupérer le cuir dans les pieds avant d'aller crucifier le gardien adverse d'une frappe à bout portant.

Dans tous les bons coups de son équipe, Messi ponctue son festival peu après l'heure de jeu d'un astucieux lob dont il a le secret après avoir bien profité de l'espace créé par ses comparses dans la défense équatorienne.

Et sur chaque but, on a pu voir les émotions aller crescendo dans le clan argentin, du soulagement d'égalise rapidement à l'extase du troisième but offrant la qualification directe, en partie grâce au coup de pouce des rivaux brésiliens qui ont mis hors course le Chili.

Dans des conditions difficiles, en altitude et après avoir été dos au mur durant toutes les qualifications, Lionel Messi a donc montré le chemin du Kremlin à son Argentine. Si beaucoup s'attachent désormais à dire qu'il y a un avant et un après Sarajavo pour les Diables rouges, ce match décisif pourrait constituer un déclic dans le clan argentin avec un avant et un après Quito.