Nouvelle Massive Attack sur Heligoland
(08/02/2010)
© D.R.
Les gars de Bristol sortent leur 5e album
LONDRES L’île principale d’Heligoland, un archipel du sud-est de la mer du nord, fut une base sous-marine durant les deux guerres mondiales. En 1946, elle fut le siège de la plus puissante explosion conventionnelle lors de la destruction des installations par les Britanniques. Un nom prédestiné pour Massive Attack qui parle dans une interview générique de son cinquième album, sept ans après la sortie de 100th Window .
Quand avez-vous fait Heligoland, votre nouvel album ?
Robert Del Naja : “Dans un sens, nous fabriquons notre cinquième album studio depuis que nous avons commencé le premier. Il résulte d’une inévitable suite de courants et de trajectoires. Mais personne ne pouvait répondre à la question de quand il allait être mis sous cellophane. Nous avons probablement eu différentes versions presque terminées de cet album durant les quatre dernières années. Noyé au milieu de projets différents et autres distractions, il n’a pas été finalisé. C’est en mai, avril – ou était-ce en mars ? – que la collection de morceaux a commencé à ressembler à un bon album, à quelque chose que vous voudriez offrir. Je pense qu’Internet vous offre une interface provocatrice, où vous pouvez faire des annonces un peu moins cul serré que si vous parliez avec quelqu’un de la pub ou de la presse à qui vous diriez que vous avez le sentiment que vous êtes sur la bonne voie, que l’album pourrait sortir à la fin de cette année. Ce pourrait être une déclaration audacieuse, faite avec le plus grand sérieux, mais dont la véracité risque de ne pas se produire. Mais nous ne cesserons pas d’annoncer des choses qui ne vont pas arriver. Notre carrière a été jonchée de stratégies étranges et de mauvais timing. C’est étrange, nous avons eu différentes versions de ce qui pourrait être décrit comme cet album. Dans certains dossiers, il existe des chansons bien différentes musicalement, vocalement mais qui existent simplement parce que nous avons gardé le même nom. Mais ces chansons ont un héritage commun. Je pense qu’il arrive un moment sur chaque album où vous sentez qu’il y a une énergie qui se prépare, et vous vous en servez pour prendre votre élan. Lorsque nous sommes allés au studio de Damon Albarn en novembre, puis que nous sommes allés voir Tim Goldsworthy à New York, le travail effectué pendant ces deux périodes combinées avec ce que nous avions fait à Bristol a commencé à ressembler à un véritable album. Lorsque Martina Topley-Bird est descendue à Bristol (c’était planifié depuis longtemps), toutes les combinaisons de personnes et d’énergie ont commencé à créer quelque chose qui semblait être réel.”
Comment ce fut de travailler ensemble sur ce nouvel album ?
Grant Marshall : “Quand nous avions besoin des autres, nous allions le leur demander, que ce soit pour une partie vocale ou même seulement pour avoir une opinion. Ainsi, nous avons commencé l’album en novembre et nous avons travaillé ensemble, mais seulement quand nous étions effectivement présents en studio. Il y avait une conscience spirituelle de ce qui se passait, mais pas nécessairement une prise de conscience physique car les chansons ont été initiées et parfois finies par chacun d’entre nous. Mais l’atmosphère exacte est chouette. Nous avons eu des hauts et des bas mais le processus fut amical.”
RDN : “À partir de la période Blue Lines (NdlR : le 1er album), je pense que nous avons trouvé notre propre voie. Historiquement, G a plus une attitude orientée DJ et il est parfois tout à fait à l’écart parce qu’il ne va pas être dans le studio heure après heure, minute après minute de la même manière que je pourrais l’être ou que Mush (NdlR : Mushroom, ex-membre du groupe) ou Neil (NdlR : Davidge, coproducteur) l’ont été. Lorsque nous y campons pendant des semaines, G va arriver avec des idées et repartir, il va émettre une opinion. Et vice versa. Nous agirons de la sorte pour les pistes qu’il nous a apportées et nous les ferons évoluer. Mais je pense que la chose intéressante à propos de cet enregistrement, par opposition aux deux derniers en particulier, c’est qu’il n’y a pas eu de conflit central qui a peut-être défini les relations dans le studio, ou la nature de l’album et son humeur.”
Comment pouvez-vous éviter de vous répéter quand vous faites un album ?
RDN : […] “Nous avons toujours été l’épicentre d’un choc d’idées, le conflit créé au sein du groupe a toujours été ce qui le rend intéressant. La différence entre les Blue Lines et Mezzanine sont tout à fait extrêmes, ce qui les rend intéressants. Le fait de vouloir aller dans ces autres endroits fait partie de l’ensemble du processus, et si cela ne signifie pas lutter parce que les différentes personnalités ont – historiquement ou personnellement – des préférences musicales, alors vous allez avoir des combats. Mais cela fait partie de ce que le groupe a toujours été. Quand nous sommes arrivés en novembre au studio de Damon, nous avons eu une opinion commune sur ce que nous voulions faire et comment nous voulions finir l’album – pas nécessairement la façon dont toutes les chansons allaient sonner – et nous avons voulu profiter du processus. Martina a aussi apporté une énergie nouvelle au studio, ce qui était vraiment sympa. Je connais des gens qui travaillent parfois avec des amis ou des collègues et cela peut être un vrai désastre… Heureusement, ce ne fut pas le cas.”
Pourquoi le titre Heligoland ?
RDN : “Le disque est le fruit de beaucoup de personnalités différentes et il semble bien de représenter le titre de l’album comme un lieu, par opposition à juste une chose, ou une phrase, ou un mot. Il représente un lieu où chacun peut coexister, ou non. Pour être honnête, l’histoire de l’île fut quelque chose que nous avons appris plus tard, après être tombé amoureux de ce mot. En soi, il sonne comme l’anagramme de beaucoup d’autres mots, c’est pourquoi il est si beau. Mais l’histoire de l’endroit est absolument fascinante, et aussi le fait que l’une des orthographes premières Helgoland désigne également la Terre sainte, qui est évidemment très poétique. Je pense que l’histoire est riche. Il y a eu trop d’histoires vraiment !”
Traduction > B. Vt
© La Dernière Heure 2010
Autres Informations
Les autres titres
- Gorillaz ferait-il du plagiat ?
- Craig David a de la reprise
- Couleur Café: premiers arômes...
- Francos de Spa : Souchon, Renan Luce, Obispo,... à l'affiche
- Sony paie 250 millions de dollars pour le droit de distribuer M. Jackson
- Plus de 5.000 personnes aux obsèques de Jean Ferrat
- Michael Jackson est-il toujours en vie?
- Ferrat: “On a le droit d’ouvrir sa gueule”
- Il est mort, le poète
- Rien à redire, rien à jeter
Les plus consultés depuis une semaine
- L'étau se resserre autour d'Eric Zemmour
- Naulleau se fait cracher dessus!
- Michael Jackson est-il toujours en vie?
- Le champion belge de Nagui !
- François Pirette victime d'un malaise
- Jean Ferrat est décédé
- Pourquoi Mercator a bu la tasse ?
- Marion Cotillard décorée... dans la douleur
- Les seins de Marion Cotillard
- Une sacrée bande d’ Enfoirés
Publicités
Liens publicitaires
Ces annonces sont générées automatiquement au regard du contenu de la page.
Nous ne pourrions être tenus responsables ni garantir la qualité de ces associations.
Contact: dhnet@saipm.com
Sites partenaires
Actuellement au cinéma
Alice au Pays des Merveilles
Alice, 19 ans est de retour dans le monde fantaisiste qu’elle a découvert étant enfant. Elle y renoue avec ses chers compagnons : le Lapin blanc, Tweedledee et Tweedledum, le Loir,...
Shutter Island
1954. Teddy Daniels et Chuck Aule enquêtent sur la disparition d'une patiente échappée d'un hôpital psychiatrique à sécurité maximale. L'hôpital en question...
Alice au Pays des Merveilles (3D)
Alice, 19 ans est de retour dans le monde fantaisiste qu’elle a découvert étant enfant. Elle y renoue avec ses chers compagnons : le Lapin blanc, Tweedledee et Tweedledum, le Loir,...
Le Cas 39
Une assistante sociale pense avoir sauvé de l'enfer une jeune fille maltraitée par ses parents. Mais les apparences sont parfois trompeuses...