Argent

Chaque semaine, retrouvez les judicieux conseils de Julie Frère (Test-Achats) qui répond aux questions que vous posez ! Deux thèmes, deux questions très précises avec une approche claire, didactique et éclairante.


Peut-on demander ma carte d’identité comme carte de fidélité ?

Est-il légal qu’on requière ma carte d’identité dans une boutique, sous prétexte de l’utiliser comme carte de fidélité ?

Vous avez raison de vous interroger, car la puce de votre eID (carte d’identité) contient de nombreuses données (nom et prénoms, adresse, lieu et date de naissance, sexe, numéro de registre national, numéro de la carte d’identité, nationalité, photo…). Le vendeur aurait la possibilité de les copier dans son ordinateur afin que sa société s’en serve pour vous envoyer de la publicité ciblée.

Toutefois, l’utilisation de l’eID comme carte de fidélité est légale, à condition que vous y consentiez, qu’il s’agisse d’un usage strictement personnel et qu’il existe une alternative pour les clients qui le demandent. Par contre, le commerçant ne pourra en aucun cas traiter ou conserver votre photo, votre numéro de carte d’identité, votre numéro de registre national ou votre lieu de naissance. En effet, il n’a pas besoin de ces informations. Et s’il souhaite vous envoyer de la publicité ciblée, il doit vous informer que vos données sont collectées à des fins de marketing et vous dire ce qu’il en adviendra. Mais parfois l’usage de l’eID est justifié. Par exemple, quand vous louez un DVD (pour pouvoir vous contacter si vous ne le rapportez pas) ou lorsque vous séjournez dans un hôtel (l’exploitant étant légalement tenu de vous identifier). Mais il arrive que rien ne le justifie. Ainsi, lorsqu’on vous l’exige comme caution pour un audioguide, dans un musée, vous pouvez tout à fait refuser. Non seulement vous devez légalement disposer de votre carte d’identité à tout moment (même pendant la visite), mais on pourrait vous voler vos données.


Quelle batterie pour mon vélo électrique ?

J’ai décidé d’acheter un vélo électrique pour me rendre au boulot, mais j’ignore quel type de batterie choisir. Que me conseillez-vous ?

On trouve encore de vieilles batteries au nickel-cadmium (Ni-Cd) ou au nickel métalhydrure (Ni-MH), mais je vous les déconseille. Elles sont moins chères, mais plus lourdes et moins efficaces. Préférez-leur une batterie au lithium : une Li-ION ou une toute nouvelle LiFePO4. Vous utilisez sûrement déjà, sans le savoir, une batterie Li-ION, dans votre smartphone ou votre lecteur MP3. Contrairement aux idées reçues, on peut la recharger sans attendre qu’elle soit complètement à plat. Elle a aussi l’avantage d’un poids léger et d’une assez grande capacité. La batterie LiFePO4 (au phosphate de fer lithié) est une batterie combinant lithium et un polymère de fer, de phosphore et de tetroxide. Elle fait partie de la famille des batteries Li-ION et en a les avantages : faible poids et grande capacité (toutefois moindre que celle de la batterie purement Li-ION). Elle dispose aussi d’une longue durée de vie et est très sûre. On peut donc sans problème laisser la batterie se vider sans peur qu’elle s’abîme. Elle est aussi plus rapide à recharger. Ce sera sans doute la batterie standard des vélos électriques d’ici quelques années. Son seul inconvénient est son prix, encore élevé. Outre le type de batterie que vous achèterez, soyez attentif à sa puissance. Elle résulte de la combinaison de sa tension (de 24 à 36 volts), et de sa capacité (de 8 à 18 ampères-heures). Certaines marques proposent jusqu’à trois puissances différentes. Vous pouvez donc choisir une bonne autonomie (50-60 km) ou même une excellente autonomie (100 km). Nos tests ont montré qu’en sollicitant la plus grande assistance électrique de notre vélo, nous pouvions faire 1 km par 10 Wh. Tenez compte de vos besoins réels, car plus une batterie est puissante, plus elle est lourde et coûteuse.