Argent 73% des parents épargnent pour leurs enfants. En moyenne, 46 euros par mois.

Les parents épargnant pour leurs enfants sont un peu moins nombreux qu’auparavant : 73 % contre 78 %.

Mais, quand ils peuvent se le permettre, ils sont cette fois bien plus généreux, mettant alors 46 euros de côté contre 25 euros en 2013, selon une enquête iVOX menée à la demande de bpost banque.

Les enfants ne sont pas aidés financièrement par leurs seuls parents. Les grands-parents mettent également la main à la poche : ils sont cette fois 3 sur 10 à épargner pour leurs petits-enfants. La somme épargnée mensuellement - 36 euros - est moins élevée que les 46 euros des parents. Logique : on a en principe plus de petits-enfants que d’enfants.

Parents et grands-parents se rejoignent toutefois sur un point : ils veulent pouvoir constituer une épargne de 10.000 euros pour les 18 ans de l’enfant. Raison, sans doute, pour laquelle ils sont huit sur dix à entamer cette épargne dès la naissance de l’enfant.

Bonne nouvelle pour les ados arrivant tout doucement vers leurs 18 ans : deux parents sur trois sont bien décidés à poursuivre l’effort financer au-delà de la majorité de leur fils ou de leur fille.

Avec leur épargne, la majorité des parents (63 %) veulent soutenir à terme un projet immobilier de leur progéniture et ensuite financer des études (47 %), alors que les grands-parents placent sur un pied d’égalité un coup de pouce immobilier et une aide pour les études (à chaque fois 45 %).

Ce sont surtout les parents devenus sans doute des propriétaires de fraîche date - entre 18 et 34 ans - qui songent le plus à aider leurs jeunes enfants à construire un projet immobilier encore lointain, "probablement parce qu’ils ont récemment vécu la difficulté et le coût que cela représente".

Tous les enfants ne sont toutefois pas égaux face à l’effort financier des parents, souligne encore l’étude menée pour bpost banque.

Sans véritable surprise , plus les revenus des parents sont élevés, plus le montant versé à l’enfant sera élevé.

Au-delà de ce parallèle, l’enquête iVOX relève encore que "les jeunes parents et les parents hautement qualifiés ont plus tendance à épargner que les parents âgés et moins qualifiés".

Note moins réjouissante, par contre, de constater que 47 % des parents francophones estiment que leurs enfants auront plus de difficultés qu’eux-mêmes au même âge. Ils sont à peine 21 % au nord du pays à partager ce sentiment.


L’incontournable compte d’épargne

Les parents ne cessent de privilégier le carnet de dépôt pour leur épargne. Qu’ils fassent de même pour l’argent versé aux enfants n’est pas vraiment surprenant.

Près de 9 parents sur 10 (86 %) ne jurent donc que par le compte d’épargne. Les raisons de cette préférence reflètent leur défiance à l’égard des produits plus compliqués. Ils sont 31 % à ne pas avoir confiance dans les alternatives et également 31 % à déclarer ne pas avoir les connaissances nécessaires.

Et dire que les comptes d’épargne ne rapportent plus grand-chose, même chez… bpost banque (à l’exception du compte Ritmo).

Les 0,11 % le plus souvent accordés sur les comptes sont bien loin de rivaliser avec une inflation attendue à 2 % en 2016. L’épargne versée aux enfants perd donc de la valeur.

Quelques parents ont toutefois opté pour des alternatives : des produits de branche 21 (le capital est garanti, ce qui a de quoi rassurer) ou encore des fonds d’investissements.

Trente-neuf pour cent des parents-épargnants envisageront toutefois une alternative au carnet de dépôt si les taux devaient encore baisser. Il est sans doute temps d’y penser.