Argent Les plus de 50 ans ont tendance à moins épargner, selon TopCompare.be.

Les comptes d’épargne ne rapportent plus rien, ou si peu.

Et pourtant, un Belge sur deux va continuer en 2017 à alimenter son bon vieux carnet de dépôt comme si de rien n’était, selon une enquête de la plateforme financière TopCompare.be et du bureau de recherche Profacts

Les taux bas n’y changent donc pas grand-chose : " La moitié des Belges s’attend à épargner autant qu’en 2016", souligne Wouter Vanderheere, Managing Director de TopCompare.be. "Il y a par ailleurs plus de Belges qui prévoient de moins épargner (24 %), que de Belges qui prévoient de plus épargner (13 %)".

Plus l’épargnant est jeune, plus il aura tendance à épargner plus, toujours selon les données de cette enquête. " Une personne de moins de 35 ans sur quatre compte épargner plus en 2017 alors que c’est une personne sur dix pour les plus de 50 ans".

Cette disparité a forcément un lien avec les revenus, ou à tout le moins à l’affectation de ces revenus. Là encore, l’enquête apporte pas mal d’enseignements.

"Les différences entre les générations sont frappantes ", relève encore Wouter Vanderheere. Les moins de 35 ans sont quatre sur dix à dépenser moins de 50 % de leur revenu, contre une moyenne générale de 80 %. La proportion des plus de 50 ans tombe à un sur dix.

Si autant de jeunes peuvent dépenser aussi peu par rapport à leurs revenus, c’est qu’ils sont nombreux à continuer à vivre chez les parents, ce qui réduit sensiblement le poste de dépense logement, traditionnellement l’un des plus lourds si ce n’est le plus lourd à supporter.

Un Belge sur deux s’attend aussi à devoir faire face à une hausse de ses dépenses d’énergie. De plus, un Belge sur cinq pense qu’il dépensera plus pour le transport, la santé, la nourriture et les boissons.

" Bien que la plupart des Belges ne veulent pas renoncer à leurs habitudes en termes de voyages, de hobbies, de restaurants et de shopping, un Belge sur quatre et un Belge sur cinq - en particulier chez les femmes - anticipent d’économiser sur les frais de restaurants et de shopping", poursuit encore Wouter Vanderheere.

Quoi qu’il en soit, le Belge reste assez frileux lorsqu’il s’agit de diversifier ses avoirs, ce que les banques encouragent à faire pour améliorer le rendement global d’un portefeuille.

Moins de la moitié des Belges investit dans l’immobilier ou dans les actions, obligations…, relève l’enquête. Ils sont encore 40 % à voir avec méfiance les produits d’investissements compliqués, comme quoi la crise financière de 2008 laisse encore des traces.