Argent Le Belge est autant vendeur qu’acheteur en seconde main. Et il en retire bien plus que quelques euros.

Le commerce de l’occasion est un marché colossal au sein duquel 2ememain.be est devenu le plus gros acteur en ligne. Chaque jour, les particuliers y déposent quelque 60.000 nouvelles petites annonces, vues par plus de 700.000 visiteurs uniques quotidiens !

Mais il n’y a pas que la toile qui tire son épingle du jeu dans le secteur. Troc.com, actif dans 6 pays, possède 28 enseignes en Belgique et réalise un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. Cash Converters, autre poids lourd né en Australie, est actif sur notre territoire depuis 1997 et a su déployer un réseau de 30 magasins. L’an dernier, son chiffre d’affaires a atteint les 57 millions d’euros.

Des chiffres qui témoignent de l’engouement des consommateurs pour les articles d’occasion. Impossible de déterminer le chiffre d’affaires du secteur, la plupart des transactions étant réalisées entre particuliers, souvent de la main à la main.

Plus de la moitié des Belges (57 %) sont adeptes de la philosophie pourquoi acheter quelque chose de neuf s’il est aussi disponible en seconde main? L’enquête menée pour le compte de Troc.com, 2ememain.be et Cash Converters par le bureau iVOX ne fait que démontrer ce constat et toute l’importance de cette forme d’économie dans les habitudes des Belges.

"De plus en plus de gens pensent seconde main, explique Pierre Boseret, directeur de Troc.com. Pour eux, tout ne doit pas forcément être nouveau. En revanche, ils apprécient de se lancer à la recherche de quelque chose d’original qui n’est plus disponible à l’état neuf. En offrant une deuxième vie à ces objets, ils réalisent une économie et soutiennent l’environnement. La cerise sur le gâteau, c’est qu’ils en tirent un sentiment positif (77 %) ."

Les sites de petites annonces (80 %), les brocantes et marchés aux puces (34 %) et les magasins de seconde main (16 %) sont les canaux les plus populaires.

"Accumuler et conserver des choses dont nous n’avons pas ou plus usage génère du stress (44 %) et nous rend malheureux. Voilà qui nous incite encore davantage à trier. 85 % en retirent une expérience positive Ce facteur participe sans aucun doute à la popularité de notre plate-forme : le nombre de petites annonces a augmenté de 20 % en 2015 et, durant la même période, celui de visiteurs a progressé jusqu’à 25 % en plus", indique Petra Baeck, porte-parole de 2ememain.be.

Et sans surprise, se faire un peu d’argent est la motivation première des vendeurs, même si "souvent, les Belges ne sont pas conscients de ce qu’ils peuvent encore obtenir de leur vieux smartphone ou de leur ancienne tablette. Dans nos magasins, on a par exemple offert jusqu’à 450 euros pour un iPhone 6", déclare Kevin Kaeses, directeur général de Cash Converters Belgique. Alors, prêt pour le grand nettoyage ?


Pourquoi vendre en seconde main ?

1. Pour l’argent (70,4 %)

2. Je n’en ai plus besoin (57,6 %)

3. Ça peut faire plaisir à quelqu’un d’autre (36,5 %)

4. C’est bon pour l’environnement (22,5 %)

5. Je trouve ça amusant (12,7 %)


Gains moyens sur une année pour un vendeur



Pourquoi acheter en seconde main ?

1. C’est bon pour mon budget (83,6 %)

2. C’est amusant de "chiner" (34 %)

3. C’est bon pour l’environnement (19,7 %)

4. Les produits sont originaux (18,3 %)


Dépenses moyennes sur un an pour un acheteur



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